Nommé président par intérim du Cojop 2030 ce lundi 14 septembre, Vincent Roberti a pris la parole pour la première fois après le départ d’Edgar Grospiron.
Le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver Alpes 2030 (Cojop) a nommé, ce lundi 14 septembre, Vincent Roberti comme nouveau président par intérim suite au départ d’Edgar Grospiron jeudi dernier. Également directeur général du Cojop, l’homme de 59 ans s’est exprimé pour la première fois à l’issue de l’assemblée générale extraordinaire organisée à Lyon.
"Je reste directeur général et j’assure la continuité du Cojop le temps de nommer un nouveau président", a expliqué Vincent Roberti. "Beaucoup de choses ont été faites durant ces 19 mois. On a, aujourd’hui, des Jeux avec une vision dont la France pourra être fière."
"On va continuer de rassurer le CIO par des actes"
Alors que le départ d’Edgar Grospiron intervient après plusieurs mois de tensions entre les différentes parties prenantes du projet, Vincent Roberti veut désormais regarder vers la suite. "Beaucoup de choses ont été dites ces dernières semaines, mais la préparation des Jeux avance (...) Le Cojop est sur les rails. Il avance vite. On va continuer de rassurer le CIO par des actes, plus que par des paroles."
Le nouveau président par intérim refuse toutefois de se projeter au-delà de sa mission temporaire. "Je ne me prends pas pour le président définitif, mon rôle est uniquement d’assurer la continuité du projet", affirme-t-il. Une continuité jugée nécessaire par le Comité international olympique, dont la Commission de coordination est justement présente à Lyon cette semaine pour une série de visites et de réunions techniques.
Pierre-Olivier Beckers-Vieujant, président de la Commission de coordination du CIO pour les Jeux d’hiver Alpes 2030, a d’abord réagi au départ d’Edgar Grospiron. "En grand champion olympique qu’il est, le président Edgar Grospiron a pris ses responsabilités", estime-t-il. Selon lui, l’ancien champion olympique a considéré, après les tensions de gouvernance des derniers mois, "qu’il était temps d’apporter un nouveau leadership et que le moment était opportun". Un choix qui intervient alors que le Cojop entre dans une nouvelle phase de son organisation : la phase de livraison pour 2030.
Aucune candidature sur la table pour le moment
Le CIO reconnaît toutefois que "des tensions" ont existé entre les différentes parties prenantes. Pas question pour autant, selon lui, de parler de crise avec l’instance olympique. "Il n’y a pas eu de coup de gueule de la part du CIO, mais une exigence de travail et de qualité", affirme-t-il.
Quant à la recherche du futur président définitif, le CIO ne souhaite pas précipiter les choses. "Pour le moment, il est trop tôt pour nommer un nouveau président. Attendons d’avoir des candidatures et de prendre le temps de trouver la bonne personne", indique Pierre-Olivier Beckers-Vieujant. Aucune date butoir n’a été fixée à ce stade.
Reste à savoir si une personne aura les épaules assez solides pour prendre le relais d’Edgar Grospiron jusqu’à 2030, dans ce contexte si particulier autour de l'organisation de cet évènement.
