Jeunes Européens lyonnais : “lutter contre les égoïsmes nationaux”

L’Association des jeunes Européens de Lyon milite au quotidien en faveur d’une Europe fédérale. Hier soir, à la Maison de l’Europe, le bureau de l’association a lancé son magazine, le TauriLyon.

Une Europe fédérale, c’est ce que prônent les Jeunes Européens – Lyon (JEL). L’association est une branche locale des Jeunes Européens – France, elle est aussi rattachée aux Jeunes Européens fédéralistes. Les JEL se disent "multipartisans" et sont porteurs d'une réflexion autour de la construction européenne. Réflexion portée par les adhérents, des étudiants pour la plupart, lors des nombreux cafés-débats organisés par l’association. "Nous avons des visions différentes de l’Europe, mais nous souhaitons tous l’améliorer", a déclaré la vice-présidente chargée des événements, à Lyon Capitale.

Malgré cette pluralité, les JEL réfléchissent autour d’une ligne commune : "La construction européenne n’est pas aboutie. On souhaite dépasser l’immobilisme actuel, lutter contre les égoïsmes nationaux", a répondu Noé Dethier, le président des JEL. Les membres de l’association s’accordent sur certains points, comme combattre le dumping fiscal, social, environnemental, harmoniser la fiscalité des pays membres ou militer pour des institutions européennes plus représentatives des citoyens.

Promouvoir la construction européenne auprès des citoyens

Outre les cafés-débats, le premier objectif des JEL est de sensibiliser les citoyens pour une Europe "citoyenne". Interventions dans les écoles, conférences et manifestations pour une "Europe en mieux", comme le précise le slogan de leur dernière campagne de communication, tous les moyens sont bons pour se faire entendre.

Quant à l’action politique, elle est portée par les associations nationales. Les Jeunes Européens fédéralistes sont dotés d’une commission politique, à laquelle participent les JEL. Au sein de cette commission, des résolutions sont adoptées pour être ensuite portées devant le Parlement et la Commission européenne, "notamment par l’intermédiaire de lobbys", a déclaré la vice-présidente chargée des événements.

Militant mais pas partisan ?

Ce lundi soir, l’association a présenté son magazine, le TauriLyon, un dérivé du web-magazine national, le Taurillon. Il s’agit d’un "média d’opinion", explique Laura Mercier, vice-présidente chargée du partenariat, qui a porté le projet. Les rédacteurs bénévoles ont pu écrire librement, dans les limites de la ligne éditoriale pro-européenne bien sûr.

En feuilletant le magazine, on peut y trouver entre autres un article sur l’analyse des programmes des candidats à l’élection présidentielle. Bien que l’association soit "transpartisane", elle semble séduite par le projet européen d’Emmanuel Macron. Il s’agit de "l’avis personnel des rédacteurs", précise Laura Mercier. Les JEL ne soutiennent ouvertement aucun projet ou parti politique, bien qu’ils semblent avoir une logique aversion pour Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.

C’est d’ailleurs ce pour quoi les adhérents s’engagent : "Je me suis engagé dans l’association parce que je suis pro-européen, réfléchir sur l’Europe me semble nécessaire. D’autant plus qu’il s’agit d’un mouvement important, qui est militant sans être opportuniste politiquement", confie Jean-Marc, étudiant en sciences politiques.

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