Verrouillage chirurgical, rebond retrouvé, stabilité à toute épreuve : la Speedgoat 7 confirme pourquoi elle reste le GOAT de l'ultra-trail.
Il y a des chaussures qu'on attend au tournant. La Speedgoat, sacrée référence des sentiers techniques et compagne de route de milliers d'ultra-traileurs, en fait partie. Avec cette septième itération, Hoka ne bouleverse rien, mais peaufine une formule qui a déjà fait ses preuves. Verdict après plusieurs sorties sur terrain accidenté : elle fait simplement mieux que jamais.
Un chaussant précis, comme un chausson
Première sensation en enfilant la Speedgoat 7 : l'enveloppement. Le pied est maintenu avec précision, sans aucune zone de flottement, un point crucial quand on évolue sur des terrains instables où chaque appui compte. On a littéralement l'impression de glisser le pied dans un chausson : sécurité immédiate, confort douillet, et cette sensation rassurante qui donne confiance dès les premiers mètres.
Le talon, en particulier, mérite qu'on s'y attarde : il est très bien verrouillé, ce qui limite les mouvements parasites et évite les frottements sur la durée, un vrai plus sur les longues distances.
Une stabilité en dévers qui inspire confiance
C'est sans doute l'un des points forts les plus marquants de cette version : la stabilité lors des passages en dévers. La structure de la chaussure empêche efficacement le pied de glisser latéralement, même sur les traversées les plus inclinées. Cette rigueur structurelle, combinée au chaussant enveloppant, permet d'attaquer les sentiers techniques sans hésitation.

Protection et amorti : le cœur du réacteur
La grande nouveauté technique de cette Speedgoat 7 réside dans sa semelle intermédiaire, désormais dotée d'une mousse EVA supercritique (SCF, pour Super Critical Foam). Le principe : injecter du gaz sous haute pression dans la structure cellulaire de la mousse pendant sa fabrication. Le résultat est une matière à la fois plus légère, plus réactive et structurellement plus durable dans le temps.
Sur le terrain, cette technologie se traduit par un amorti généreux qui absorbe efficacement les chocs à chaque foulée, sans jamais s'écraser sous le poids ou la fatigue accumulée au fil des kilomètres. Le niveau de protection est élevé, un argument de poids pour qui enchaîne les heures sur des terrains accidentés.
Retour d'énergie et sensation de rebond
Autre bénéfice direct de cette nouvelle mousse : un retour d'énergie supérieur aux versions précédentes. On ressent une véritable sensation de rebond à chaque foulée, qui aide à relancer l'allure sans effort supplémentaire — précieux en fin de course, quand les jambes commencent à fatiguer.
Le contact au sol s'en trouve également transformé : il est beaucoup plus moelleux, plus fluide, ce qui adoucit la fatigue accumulée sur les sorties longues.
En résumé
La Speedgoat 7 ne réinvente pas la formule qui a fait son succès, elle la perfectionne et la muscle. Chaussant enveloppant, talon verrouillé, stabilité en dévers, protection généreuse et rebond : tous les ingrédients sont réunis pour justifier son statut de référence sur les sentiers techniques. Une chaussure pensée pour encaisser les kilomètres.
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L'histoire de Hoka
Ponceuse à bande, pots de colle, générateur d’air chaud version sèche-cheveux, scie à ruban, petite presse, blocs de résine EVA, prototypes tous azimuts plus ou moins difformes… Sur les hauteurs d’Annecy, le cœur du savoir-faire d’Hoka One One (prononcez o-nay o-nay) tient plus de l’atelier de bricolage que du labo de R&D ultramoderne. "C’est du système D et c’est volontaire !" coupe aussitôt Thibaut Poupard, l’un des trois ingénieurs du bureau des "études avancées" d’Annecy-le-Vieux. C’est dans cette petite remise que sont pensées, prototypées et testées les chaussures Hoka. La marque savoyarde à sonorité maorie est née du fantasme de deux anciens de Salomon, Jean-Luc Diard et Nicolas Mermoud – le premier était alors président, le deuxième chargé du ski de slalom aux États-Unis –, rejoints par un diplômé de l’Insa Lyon, Christophe Aubonnet. Les trois fans de trail (Tor des Géants, UTMB…) se sont retrouvés une nuit sur le sommet de l’Etna, après trente-six heures d’un raid aventure en Sicile. "On était au sommet du volcan, on a voulu finir sur la plage au lever du soleil, se souvient Nicolas Mermoud. On a couru comme des avions de chasse sur la pouzzolane [roche volcanique légère et poreuse, NdlR]. Le terrain avait juste ce qu’il faut de grip et de douceur pour qu’on se laisse aller. On a eu une sensation de fluidité extraordinaire. C’était un moment magique. On a voulu retrouver cette sensation dans des chaussures." (...)
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