Photo d’illustration d’une cantine scolaire ©PHOTOPQR/VOIX DU NORD/Thierry THOREL

Grève des agents municipaux ce jeudi : à Lyon, environ 200 personnes rassemblées devant l'Hôtel de Ville

Environ 200 agents étaient rassemblés ce jeudi après-midi devant les grilles de Hôtel de ville de Lyon. Ils contestent l'augmentation de leur temps de travail et la limitation du droit de grève. 25 restaurants scolaires sont touchés par cette grève ce jeudi.

Au total, une centaine d'agents ont fait valoir leur droit de grève ce jeudi, sur les 2 000 que compte la ville de Lyon, soit environ 5 % d'entre eux. Par ailleurs, les 52 crèches municipales de la ville ne sont que très peu touchées par la grève et restent toutes ouvertes, sans modifications des horaires. Selon Laurent Bosetti, l’adjoint au maire de Lyon chargé de la Promotion des Services publics, "il y a moins d'une dizaine d'agents grévistes dans les crèches".

Le retour à la normale est prévu vendredi 3 septembre à Lyon, seulement une dizaine d'agents municipaux des écoles devraient faire grève, "le service ne devrait donc pas être altéré", précisait l'élu avant de souligner que la "mobilisation sociale porte principalement sur cette journée forte de la rentrée".

Les agents dénoncent deux mesures

Les agents grévistes dénoncent l'allongement de leur temps de travail. Une mesure nationale que "la ville de Lyon désapprouve parce qu'elle va à l'encontre de notre optique de réduction du temps de travail, pour autant nous sommes tenus de l'appliquer. Ce sur quoi nous nous sommes engagés, c'est donc de neutraliser autant que possible l'impact négatif de la loi pour les personnels municipaux. On peut nous accuser de ne pas désobéir à la loi, mais désobéir serait voué à l'échec puisque nous serions immédiatement assignés au tribunal avec l'obligation de se mettre en conformité", justifiait ce jeudi matin Laurent Bosetti.

Concernant la modification du statut du droit de grève, la municipalité a souhaité "prendre à bras le corps" le problème de la multiplication des mouvements sociaux dans les écoles et les crèches et "à fortiori dans les restaurants scolaires". Si la ville de Lyon affirme ne pas avoir "retenu l'option du service minimum les jours de grèves, afin de ne pas supprimer le droit de grève", en revanche elle demande aux grévistes de se déclarer "48 heures à l'avance". Par ailleurs, et c'est cette décision qui a du mal à passer auprès des syndicats, désormais la retenue sur salaire pour les grévistes se fera "à la journée et non plus à l'heure jusqu'à aujourd'hui. Ce qui aura un impact plus important pour les personnels grévistes", reconnaît Laurent Bosetti.

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