Inféodés à la capitale de la gastronomie,les rats font des apparitions de plus en plus fréquentes dans les rues de Lyon.
Inféodés à la capitale de la gastronomie,les rats font des apparitions de plus en plus fréquentes dans les rues de Lyon. @Antoine Merlet
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Enquête - Pourquoi les rats prolifèrent-ils à Lyon ?

Inféodés à la capitale de la gastronomie, les rats font des apparitions de plus en plus fréquentes dans les rues de Lyon (en images et vidéos).


Faut-il s’inquiéter de leur recrudescence ? Quels dangers nous font courir ces rongeurs anthropo-dépendants ? S’ils ne laissent personne indifférent, l’exécutif écologiste lyonnais semble tiraillé entre, d’un côté, l’enjeu de salubrité publique que représente la régulation des rats et,
de l’autre, la défense de la condition animale.

Rat écrasé sur les berges du Rhône, à Lyon Rat écrasé sur les berges du Rhône, à Lyon
@Lyon Capitale

Place de Milan, véritable “île aux rats”, s’entassent des demandeurs d’asile et des réfugiés dans des tentes de fortune (près de 85 selon les associations qui alertent la Métropole de Lyon pour qu’ils soient relogés). Si les rats y prolifèrent autant, de jour comme de nuit – hommage peu reluisant à la capitale italienne de la mode –, c’est bien en raison de l’abondante disponibilité alimentaire. “Les migrants ramènent de la nourriture qui jonche le sol ; quant aux poubelles, pleines à ‘rats’ bord (sic.), elles sont placées à côté de petits murets, les rats n’ont plus qu’à sauter dedans. En un mot : on leur facilite la tâche”, se désole Romain Lasseur qui pose en creux la question de l’aménagement urbain. La mairie et la Métropole écologistes de Lyon ont choisi, de concert, de ne plus déloger les sans-abri sans leur proposer une solution d’hébergement. Cette politique, en l’espèce, a ses limites : place de Milan, les migrants sont livrés à leur sort, abandonnés au milieu des rats. Ces derniers nichent sous les tentes, posées sur des palettes en bois, qui jouent le rôle d’isolant contre le froid. Il suffit d’aller sur place pour se rendre compte de l’ampleur du phénomène. En un quart d’heure, on en a croisé une bonne vingtaine. Les terre-pleins sont lardés de trous, autant d’entrées de terriers qui mènent à des galeries souterraines, et les petits buissons sont cafis de rats de toutes tailles. Certaines toiles de tentes sont même grignotées par les rongeurs. Un “insulaire”, originaire d’Afrique du Nord-Est, raconte que les rats rentrent dans sa tente et qu’il les sent même parfois passer sur sa tête.

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