Ce vendredi 6 février, le procureur de la République de Lyon a apporté des précisions sur l'enlèvement d'une magistrate et de sa mère contre de la cryptomonnaie en Isère.
Au lendemain de l'enlèvement d'une magistrate en Isère, le procureur de la République de Lyon et la directrice zonale de la police nationale Sud Est, ont apporté des précisions sur l'affaire lors d'une conférence de presse tenue ce vendredi 6 février.
Selon les premières informations délivrées par le procureur, la magistrate de 35 ans et sa mère de 67 ans auraient été enlevées aux alentours de 2 h 50 du matin jeudi 5 février à leur domicile situé près de Grenoble. Après une première alerte donnée par les voisins, le compagnon de la victime, associé dans une start-up lyonnaise de cryptomonnaie, aurait reçu une photo de sa campagne assorti d'un message demandant le versement d'une rançon en cryptomonnaie, et menaçant de mutiler les victimes si cette dernière n'était pas rapidement versée
Le parquet de la GIR (Groupe interministérielle de recherche) de Lyon s'est saisit dès 8 h 30 du matin de l'enquête initiée par le parquet de Grenoble "portant sur les infractions d'arrestation enlèvement, séquestration de plusieurs personnes en bande organisée participation à un opération de malfaiteur en vue de la préparation d'un crime en band organisée", indique le procureur. Au total, 160 agents de la police nationale ont été mobilisés dans le cadre de l'affaire.
Les victimes sont libres, mais l'enquête se poursuit
Les deux victimes ont finalement pu être retrouvées ce vendredi 6 février au matin, après avoir réussi à s'extraire du garage de la commune Bourg-Lès-Valence où elles étaient enfermées. Ces dernières avaient profité de l'absence de leurs ravisseurs pour se détacher et appeler de l'aide en tapant sur la porte du garage. C'est un voisin, alerté par le bruit, qui leur a ouvert la porte, permettant aux victimes de s'échapper."Les victimes ont immédiatement été prises en charge par les secours et transportées à l'hôpital", souligne le procureur. Blessée à la tête, la magistrate fait l'objet d'une ITT provisoire de quinze jours. Sa mère a quant à elle reçu deux jours d'ITT.
Si les deux femmes sont désormais libres, les auteurs des faits restent pour l'heure inconnus et en fuite. Le procureur de la République de Lyon affirme que le parquet de Lyon et les enquêteurs "continuent à mettre en oeuvre tous les moyens pour identifier et interpeller les auteurs dans le cadre de l'enquête qui se poursuit activement."
