Deux TGV Paris-Nice ont été immobilisés plusieurs heures lundi après-midi au nord de Lyon après un "défaut d'alimentation électrique" qui a occasionné des retards pour tous les autres TGV de la ligne dans la soirée, a indiqué la SNCF lundi soir.
En ce jour de très fortes chaleurs, "des centaines de voyageurs" des deux trains immobilisés à quelques kilomètres de distance l'un de l'autre par une rupture de caténaire ont pu descendre sur la voie en sécurité pour s'aérer, une fois que les autres trains censés emprunter la même ligne ont pu être détournés sur d'autres itinéraires, a indiqué SNCF Réseau. Sans électricité, les deux trains n'étaient plus climatisés, a précisé SNCF Voyageurs.
L'incident a eu lieu à 16h à Montanay, au nord de Lyon, a indiqué SNCF Voyageurs en précisant que les équipes avaient reçu le soutien de la protection civile pour aider les passagers bloqués sur les voies. A 21H50, un des deux TGV était reparti et le deuxième était sur le point de repartir, a ajouté SNCF Voyageurs.
"La circulation n'a jamais été totalement interrompue", a ajouté SNCF Réseau selon laquelle une "enquête" doit déterminer la cause de la rupture d'alimentation électrique.
Des trains détournés
Les autres trains sur la ligne Paris-Lyon-Marseille-Nice ont été "détournés sur voie classique", ce qui a occasionné pour les voyageurs des retards allant de "une demi-heure à plus d'une heure et demie" dans les deux sens de circulation, a indiqué la même source. Des retards importants se sont fait sentir sur des lignes connexes du réseau ferré sud-est tard dans la soirée de lundi.
Ainsi en gare de Bellegarde dans l'Ain, sur la ligne Genève-Paris, le train qui devait s'arrêter à 21h n'était toujours pas arrivé à 23H35 et était annoncé avec quatre heures de retard minimum, selon une journaliste de l'AFP présente dans cette gare. Selon les informations obtenues en gare, les passagers étaient invités à "prendre les trains de lundi matin", mais aucune information n'avait été donnée concernant une prise en charge en hôtel.
Sur le quai, Aude, 22 ans, qui rentre d'un week-end en Haute-Savoie et se prépare pour un stage en audit financier censé démarrer mardi matin à Paris, s'attend à se présenter "direct avec ses vêtements" et a déjà prévenu qu'elle ne serait peut-être pas présente. "C'est tellement lunaire que je ne m'énerve même pas", dit-elle à l'AFP un peu abasourdie par la situation.
