Des cantines biométriques dans les collèges du Rhône

En tout, 22 établissements du Rhône seront équipés du système biométrique permettant d'accéder aux restaurants scolaires à la rentrée. Un dispositif nouvelle génération, qui séduit de plus en plus les collèges et lycées lyonnais.

Tickets de cantine et autres cartes magnétiques appartiendront bientôt au passé ! Les collèges et lycées sont désormais rentrés dans l'air de la biométrie. Pour avoir droit à son oeuf mayonnaise ou à sa purée steak haché il faut désormais montrer patte blanche. A ce jour, près de 500 établissements français du second degré, dont 22 dans le Rhône, se sont déjà équipés en bornes biométriques pour valider le passage à la cantine. Donne-moi ta main je te donne ton plateau. "Il suffit à l'élève de taper un code de 1 à 4 chiffres puis de poser sa main sur le lecteur", explique la société Alise, société leader dans le domaine de l'équipement biométrique avec reconnaissance par contour de la main.

Pas d'empreintes, la machine prend une photographie de la forme de la main de l'élève et la compare avec celles se trouvant dans sa mémoire. Alors fiché pour avoir droit à sa salade de lentilles ? L'entreprise assure que non : "À la différence du relevé des empreintes digitales, ce système ne laisse pas de trace et rend impossible la constitution de fichiers ou l'utilisation de données personnelles à des fins abusives". De quoi contenter les recommandations de la Cnil qui interdit le relevé d'empreintes digitales dans les établissements scolaires.

Un dispositif de plus en plus populaire

"C'est très pratique comme système, on peut savoir directement qui a mangé ou non à la cantine", témoigne-t-on au Collège Jean Charcot qui utilise la biométrie depuis plus de cinq ans. Le dispositif séduit de plus en plus. La société Alise, a même enregistré une augmentation de 17 % de ses commandes par rapport à l'année dernière.

Fluidité de la fil d'attente, économie d'argent et de temps pour l'administration, évite le racket, la perte de la carte et la fraude... Les raisons de cet engouement sont multiples. "Jusqu'à présent on passait tout notre mois de septembre à refaire les cartes perdues. C'était un système très lourd pour nous", raconte-t-on au lycée Juliette Récamier (Lyon 2e) qui met en place le dispositif pour la rentrée.

Le système n'est toutefois pas obligatoire et pour les récalcitrants, le système de carte magnétique est toujours possible mais le lycée sera intransigeant : "Si un élève oublie sa carte, il ne mangera pas".

Un investissement largement compensé

Ce genre de dispositif représente toutefois un investissement important pour les établissements scolaires. "Environ 15.000 euros", estime-t-on au lycée Récamier. Des frais, qui seront largement compensés dans les années à venir : "Désormais on pourra passer plus de temps à faire autre chose et les fraudes seront nettement diminuées".

D'ici à ce que le même procédé remplace le bon vieil appel en cours, il n'y a peut-être plus qu'un pas.

1 commentaire
  1. Noé - 30 août 2013

    Marrant leur truck, cadeau ultime aux épidémies ça.

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