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Photo d’illustration.

Décès de Gaspard Ulliel : sur les pistes de ski alpin, les collisions mortelles sont très rares

L'acteur Gaspard Ulliel est décédé mercredi 19 janvier suite à une collision alors qu'il skiait sur le domaine de La Rosière en Savoie. Sur les domaines skiables français, les accidents mortels de ce type sont très rares.

C'est une nouvelle qui a brisé le coeur de millions de Français. L'acteur Gaspard Ulliel est décédé mercredi 19 janvier des suites d'un accident de ski survenu la veille à la station de la Rosière en Savoie. Mardi, peu avant 16 heures, l'acteur français avait été transporté en hélicoptère au CHU de Grenoble après être entré en collision avec un autre skieur au croisement de deux pistes bleues, selon un porte-parole de La Rosière.

Sur les pistes françaises, ce type de collision mortelle est très rare pendant l'hiver. Si les accidents traumatiques se comptent par dizaines de milliers à chaque saison sur les pistes, seuls 0,03% des skieurs victimes d'une collision (avec un autre skieur ou un objet) sont héliportés à l'hôpital. Les décès suite à une collision avec un autre skieur se comptent sur les doigts d'une main à chaque saison hivernale.

Le Système national d'observation de la sécurité en montagne (SNOSM), qui dépend à la fois du ministère des Sports et du ministère de l'Intérieur, publie pour chaque hiver les données d'accidentologie sur les domaines skiables. Entre 2009 et 2020, le nombre de décès pour des collisions entre skieurs oscille entre 0 et 1. Le total des décès pour les collisions contre un obstacle est légèrement plus élevé avec entre 0 et 4 décès. "Ce type d'accident est extrêmement rare. On fait tout notre possible pour rendre les pistes plus sûres. Concernant Gaspard Ulliel, toutes nos pensées vont à ses proches et une enquête est en cours pour déterminer les raisons de l'accident ", nous confie Alexandre Maulin, président des Domaines skiables de France.

Dans son dernier rapport, le SNOSM note que la fréquence des collisions montre de fortes variations depuis 10 ans sur les pistes. Lors de l'hiver 2019/2020, il y a eu 19 345 journées skieurs pour une collision. C'était moins bien entre 2018/2019 avec un 16 373 journées skieurs pour un accident, mais mieux lors de la saison 2017/2018 avec 21 958 journées skieurs pour un accident. Globalement depuis une décennie, ce ratio varie entre 16 000 et 22 000.

Les pistes bleues sont plus accidentogènes

Selon le SNOSM, c'est sur les pistes bleues, où Gaspard Ulliel a été victime d'une collision mortelle, que les accidents sont les plus fréquents. "Il semble que les pistes "faciles" soient propices aux différences de vitesse et de trajectoires, par exemple entre un skieur qui opte pour une trace "rectiligne" dans la ligne de pente d’une part et un skieur plus "timoré" qui choisit des virages et des traversées d’autre part. Les blessures engendrées par ces accidents à cinétique élevée mobilisent fortement les services d’urgence en période de haute fréquentation", note le SNOSM dans son rapport d'accidentologie de l'hiver 2019/2020.

 

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