Plus de 650 étudiants musiciens et danseurs, parmi les plus talentueux de leur génération, se forment chaque année au Conservatoire national supérieur musique et danse de Lyon (CNSMD).
Le CNSMD, l’une des deux grandes écoles nationales de musique et de danse en France, accueille ses élèves quai Chauveau, en bord de Saône. Cet établissement d’excellence occupe un lieu dont les murs racontent quatre siècles d’histoire.
Le site s’organise d’abord autour du couvent Sainte-Élisabeth-des-Deux-Amants, fondé dans les années 1660-1670. Il doit son nom énigmatique à un tombeau romain disparu au XVIIIe siècle : deux frères, deux chrétiens ou deux véritables amants ? Le mystère a inspiré jusqu’à L’Astrée d’Honoré d’Urfé. Du couvent, il ne subsiste que quelques parties : une aile du cloître, la salle capitulaire et le réfectoire, dont l’entrée a été bâtie en calcaire coquillier des monts d’Or. Le réfectoire sert quelque cinq cents repas chaque jour aux étudiants.

Amants, bâti au XVIIe siècle. À cette époque, le cloître du couvent était ceinturé par un mur. Dans la partie sud, délimitée par le quai Chauveau et la montée de l’Observance, était installée, au XIIe siècle, une autre propriété religieuse, celle des Cordeliers de l’Observance, dont il ne subsiste rien. Lorsque, au XIXe siècle, l’école vétérinaire fondée par Claude Bourgelat, la première au monde, s’installe dans les bâtiments, le mur est remplacé par une grille monogrammée EV. ©Vincent Delesvaux
Il vous reste 77 % de l'article à lire.
Article réservé à nos abonnés.

Dans les coulisses du CNSMD de Lyon