Cédric Brochier, dans les locaux de la rue Romarin (Lyon 1er). Le représentant de la quatrième génération a fait la synthèse des deux activités de l’entreprise familiale, la soierie traditionnelle et les tissus techniques
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Brochier Soieries, des coupons de soie au tissage de fibres optiques

Grandes sagas d'entreprises. D’Yves Saint Laurent à Issey Miyake en passant par la reine Élisabeth II aux "nez" du Concorde, l’entreprise, née à Lyon au lendemain du Second Empire, illustre la réussite de la reconversion de la soierie lyonnaise dans le textile à haute valeur technologique.

La technique d’impression sur soie utilisée par Brochier Soieries, appelée aussi “impression au cadre” ou “à la lyonnaise” s’inspire du procédé manuel du pochoir. Elle constitue une étape de la longue chaîne des métiers de la soie : la mise en couleurs du carré Née en 1890 sur les pentes de la Croix-Rousse, la maison de soyeux Brochier a traversé le temps et les frontières, tout en restant fidèle à Lyon. Un destin aussi rare qu’exceptionnel, à la fois par sa longévité, son adaptation magistrale aux évolutions techniques et sa persistance dans le giron familial. Tout débute donc en 1890 sur la colline qui travaille, selon la formule du grand historien Jules Michelet, en référence aux canuts (tisserands de la soie). L’élévation lyonnaise résonne au son des “bistanclaques”, le surnom donné par les Lyonnais aux métiers à tisser. Lyon est alors l’une des premières villes ouvrières de France. Au cours des années 1840 à 1890, la soie représente 75 % de l’activité économique de la ville. Lyon occupe ainsi la première place aux Expositions universelles. En définitive, l’industrie de la soie rythme la vie lyonnaise depuis la Renaissance.

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