La Tuile, dans le Puy-de-Dôme. Google Maps

Auvergne-Rhône-Alpes : 57 hectares de milieux naturels bientôt restaurés dans le Puy-de-Dôme

Étienne Guyot, préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes, a agréé, le 15 octobre, le site France Crédits Biodiversité des tourbières de la Tuile et des Pradeaux, à Saint-Anthème dans le Puy-de-Dôme.

Il est le premier site agréé en Auvergne-Rhône-Alpes. Le 15 octobre, le préfet de région, Étienne Guyot, a agréé le site France Crédits Biodiversité des tourbières de la Tuile et des Pradeaux, à Saint-Anthème dans le Puy-de-Dôme. Il devient également le premier en France destiné à la restauration volontaire de la biodiversité.

Créé par la loi Industrie verte de 2023 et opérationnel depuis 2024, ce dispositif doit permettre de "mobiliser de nouveaux financements pour restaurer la biodiversité, tout en donnant davantage de visibilité aux porteurs de projets devant prendre en compte leurs impacts sur les milieux naturels", expliquent les services de l’État dans leur communiqué.

Dans le Puy-de-Dôme, le projet vise à restaurer près de 57 hectares de milieux naturels dégradés (tourbières, estives et forêts), en combinant restauration écologique volontaire et modèle économique durable. Ces milieux et leur fonctionnement hydrologique sont aujourd’hui profondément altérés, notamment par la sylviculture intensive et le creusement de 3,3 kilomètres de fossés de drainage depuis les années 1960. L’enjeu est de taille puisque le site abrite une biodiversité remarquable, avec 14 habitats d’intérêt communautaire, dont deux rares en Auvergne, ainsi que des espèces à fort enjeu.

15,83 hectares de tourbières restaurés

Le projet vise, dans le détail, à restaurer 15,83 hectares de tourbières en supprimant les fossés de drainage et en réduisant les plantations d’épicéas, pour améliorer leur fonctionnement hydrologique et limiter les émissions de CO2, recréer et reconnecter 21,3 hectares d’estives typiques des Hautes-Chaumes via la coupe de 20 hectares d’épicéas et l’entretien futur par un pâturage durable dès 2035, ainsi que de diversifier 19,42 hectares de forêts pour favoriser la biodiversité.

Le financement de cette restauration repose sur la vente de 56,55 unités de compensation, restauration ou renaturation de 1 hectare. Sur ce site, "les unités générées par les gains écologiques obtenus ne pourront être acquises que par des acteurs publics ou privés souhaitant contribuer volontairement à la restauration de la biodiversité", précise encore la préfecture.

Une réunion publique sera organisée d’ici la fin de l’année pour présenter les suites du projet. Un comité local de suivi, présidé par le préfet de région, supervisera quant à lui le projet durant toute la période de l’agrément, avec un plan de gestion du site et des suivis scientifiques réguliers.

Lire aussi : Huit nouveaux sites naturels bientôt protégés en Saône-et-Loire

Laisser un commentaire

réseaux sociaux
X Facebook youtube Linkedin Instagram Tiktok
d'heure en heure
d'heure en heure
Faire défiler vers le haut