Dans un communiqué diffusé ce jeudi 7 mai, le groupe Socialiste, Ecologiste et Démocrate à la Région Auvergne-Rhône-Alpes s'est positionné en faveur de l'accueil des JO 2030, mais demande des garanties à l'exécutif.
Un soutien de plus pour la candidature de Lyon et de la Métropole à accueillir une partie des Jeux Olympiques 2030. Dans un communiqué de presse, le groupe Socialiste, Ecologiste et Démocrate à la région Auvergne-Rhône-Alpes a réaffirmé son désir d'accueillir l'ensemble des épreuves de glace à Lyon pour les JO 2030, alors qu'un plan B est actuellement étudié par le Comité d'organisation après les difficultés rencontrées avec la Ville de Nice et son maire Eric Ciotti.
Un soutien pour l'évènement mondial à l'instar du maire de Lyon, Grégory Doucet, qui avait officialisé la candidature de la Ville pour accueillir certaines épreuves entre Rhône et Saône. Un sujet qui ne fait toutefois pas l'unanimité dans le camp écologiste puisque dans le même temps, la semaine dernière le groupe écologiste régional s'était, lui, positionné contre l'accueil des Jeux Olympiques, mettant en avant un projet "incompatible avec les limites planétaires, les nombreux problèmes de gouvernance et un déséquilibre financier."
À l'échelle métropolitaine lyonnaise, Véronique Sarselli a affirmé ce jeudi que la collectivité était "prête" à accueillir ces épreuves. "La Métropole a toujours été une terre d’accueil des grands événements sportifs et internationaux. Elle a l’expérience, la capacité et l’ambition nécessaires pour recevoir les sports de glace des Jeux d’hiver 2030", assure sa présidente.
"De nombreux atouts pour accueillir ces compétitions"
De son côté, pour justifier sa position, les socialistes à la région souligne les "nombreux atouts de Lyon pour accueillir ces compétitions", en citant les deux patinoires municipales de Charlemagne (2e arr.) et Baraban (3e arr.), qui pourraient permettre la tenue de ces épreuves "sans construction nouvelle ou temporaire, limitant ainsi tant l'empreinte carbone que les coûts d'infrastructure." D'autres sites ont été mis en avant, la LDLC Arena de Décines-Charpieu et la Halle Tony Garnier (7e arr.), qui "pourraient compléter ce dispositif selon les besoins."
Autre aspect, la possibilité que ces épreuves puissent être attribuées à Paris. La gauche souligne que "la concentration des épreuves sur un même territoire n'est pas seulement une question d'organisation. Selon l'Association Nationale des Élus en charge du Sport, les déplacements représentent en moyenne 80 % de l'empreinte carbone des grands événements sportifs. Disperser les sites, c'est aggraver délibérément le bilan environnemental."
Si le groupe d'opposition soutient l'organisation des JO 2030 en Auvergne-Rhône-Alpes, elle pose toutefois deux conditions. D'une part, "une préparation rigoureuse d’abord, permettant une maîtrise des coûts". D'autre part, une "vision lucide des réalités alpines". "Les stations fragilisées par le changement climatique ne peuvent être l'angle mort d'un projet qui se veut durable", continue la gauche, qui réclame des garanties sur ces points à la majorité régionale.
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