Le Président de la Cour d’Assises du Rhone André Cerdini (C) et ses deux assesseurs Gerard Becquet (G) et André Picherit (D) procèdent, le 07 mai 1987 en audience publique, à l’appel des jurés parmi lesquels sera constitué le jury du procès Barbie. (Photo by JM COLLIGNON / AFP)

Décès d'André Cerdini, président du procès historique de Klaus Barbie à Lyon

André Cerdini, ancien président de la cour d'assises du Rhône, avait présidé le procès de l'ancien nazi et chef de la Gestapo lyonnaise Klaus Barbie. Il est mort à l'âge de 96 ans.

André Cerdini, qui avait présidé en 1987 le premier procès pour crime contre l'humanité condamnant à la perpétuité le nazi et chef de la Gestapo lyonnaise Klaus Barbie, est mort, a appris l'AFP mercredi auprès d'un magistrat ayant siégé à ce procès.

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L'ancien président de la cour d'assises du Rhône est décédé lundi à l'âge de 96 ans, a précisé Me Jean-Olivier Viout, adjoint au procureur général à l'époque, saluant un "grand humaniste" dont la "délicatesse avec les victimes a contribué à la sérénité du procès Barbie". Le procès de Klaus Barbie, surnommé le "boucher de Lyon", demeure l'un des plus marquants de l'histoire judiciaire française.

Huit semaines de procès pour l'histoire

En juillet 1987, la justice se prononçait pour la première fois sur un crime contre l'humanité, condamnant Klaus Barbie, chef de la Gestapo lyonnaise durant la Seconde Guerre mondiale, à la réclusion criminelle à perpétuité. Au terme de huit semaines de procès devant la cour d'assises du Rhône, l'homme de 73 ans était reconnu coupable d'avoir organisé la déportation de centaines de juifs, notamment celle des 44 enfants du pensionnat d'Izieu (Ain) le 6 avril 1944.

Les débats, filmés pour les archives, et suivis par les médias du monde entier, s'étaient déroulés dans la salle des pas perdus du palais de justice de Lyon, spécialement aménagée pour accueillir plus de 700 personnes, journalistes, victimes et avocats mobilisés pour l'occasion. Près de 90 rescapés des camps de concentration avaient témoigné au procès, notamment des femmes juives ou résistantes, décrivant les actes de torture subis avant leur déportation.

Les débats avaient permis de mieux définir la notion de crime contre l'humanité, imprescriptible depuis la loi du 26 décembre 1964, contrairement aux crimes de guerre.

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