Bernard Bolze est l’invité de L’Autre Direct. Le fondateur de l’Observatoire international des prisons (OIP) connaît bien l’état des prisons en France. Il était dans l’une d’elles le jeudi 8 janvier à 12h, lors de la minute de silence en hommage aux victimes de l’attentat contre Charlie Hebdo.
Bernard Bolze a souvent travaillé avec les dessinateurs de Charlie Hebdo, qui ont offert des dessins pour les travaux de l’OIP. Il a aussi fréquenté la salle de rédaction attaquée le 7 janvier – “un lieu joyeux, de rigolade, mais aussi de travail”.
La prison “ne peut amener qu’à la violence”
Le fondateur de l’Observatoire international des prisons était dans une prison lyonnaise lors de la minute de silence, jeudi 8 janvier à 12h – “assez surréaliste dans la cour d’un établissement pénitentiaire”. Mais il ne faut “pas oublier que c’est dans ces lieux-là qu’on peut ressentir les effets du racisme”, insiste Bernard Bolze. “La prison”, déclare-t-il, est un “lieu qui ne peut amener qu’à la violence, qu’à la radicalité, toute forme de radicalité”.
Bernard Bolze dénonce notamment les budgets culturels réduits à peau de chagrin (notamment les bibliothèques) dans les lieux de détention : “On supprime les instruments de réflexion, on réagit par la répression là où il faudrait de l’éducation.” “Tout cela fabrique une sorte d’inculture qui conduit à cette barbarie”, conclut le fondateur de l’OIP.

Tout à fait d'accord avec l'article , c'est ce qui arrive quand on laisse d'autres personnes réfléchir pour soi, suivre la masse, ne pas savoir pour quoi on se bat, il suffit de discuter un peu avec les jeunes islamiques pour se rendre compte rapidement qu'ils brillent d'inculture.
30ans qu'on entend ce discours de propagande de la gauche, sans aucun fondement scientifique, factuellement faux.Le summum du n'importe quoi c'est quand ce Monsieur explique qu'en prison on peut ressentir du racisme ... oui quand on est pas de la religion ultra majoritaire on peut, mais pas quand on est de la religion ultra majoritaire en prison.Bref, rien de nouveau sous le soleil, et surtout ce n'est pas la voie a prendre pour endiguer ces phénomènes.
Pour précision : ce dont a besoin la prison et le système judiciaire c'est surtout de la place (des cellules individuels) et une célérité de la justice (1/3 de prisonniers le sont en préventive, parfois pour 3/4ans, c'est un scandale).D'ailleurs, ces choix (grosses préventives, prisons indignes) sont essentiellement le résultat de l'ideologie des gens de gauche, qui finalement bafouent tout ce qu'ils prétendent défendre.
@ stivostine . 1 - Vendez-vous, ainsi on aura un budget supplémentaire de 3 milliards ! (culture télévisuelle obligatoire). . 2 - Le problème des prisons dépasse le clivage droite gauche. Car aucun n'a envie de mettre du fric dans 'le soin' que devrait être ces lieux plutôt qu'être des 'universités du crime'. - Les cellules individuelles coûtent cher. - L'enseignement (pour faire qu'ensuite ce soient des citoyens respectables) coûte cher. Bref, pas de solution dans le système du fric.
@abolition : Pour moi il y a bien un clivage idéologique de la base électorale, mais je vous rejoints concernant les élites.Toutefois, depuis 30ans, les élites de droite ont baissé le pantalon sur de nombreux sujets face a l'élite bien pensante de gauche qui donnent le ton en ayant soigneusement noyauté les merdia et la culture.C'est donc pourquoi je fais une différence gauche droite sur ce sujet, meme si comme vous le dites l'enjeu est plus vaste.
Bon sinon au sujet de la monnaie (qui me passionne) je ne comprend pas l'abolition de la monnaie : c'est un outil, plus ou moins 'naturel', je ne vois pas en quoi il faut l'abandonner, et surtout qui peut empecher une communauté d'en ré-inventer (comme le SEL par exemple).Mais évidemment, les déviances liés a cet outil sont à encadrer plus sérieusement ...