Entre 150 et 200 commerces ont été touchés lors des émeutes du 17 octobre à Lyon. @CL

Métropole de Lyon : l’aide de 10 millions d’euros aux commerçants adoptée, malgré certaines réserves de l’opposition

L’exécutif métropolitain a voté, ce mercredi 28 octobre, lors d’un conseil exceptionnel, l’aide de 10 millions d’euros aux commerçants après les violences des 17 et 24 octobre. L’opposition a toutefois déploré la délibération portant sur la bonification de l’aide dans les secteurs où les communes déclareront s’engager en faveur du développement de la vidéoprotection.

Réuni en conseil exceptionnel, l’exécutif métropolitain a adopté, ce mercredi 28 octobre, le plan d’aide d’urgence aux commerçants ayant subi des dégradations ou des pillages après les manifestations du 17 octobre, majoritairement, et du 24 octobre, à Lyon et dans l’agglomération. "Après le 17 octobre, nous avons constaté des dégâts considérables. En responsabilité, nous avons commencé à travailler immédiatement et collectivement pour plus de rapidité et d’efficacité", a souligné Véronique Sarselli.

Le plan, présenté par la Métropole de Lyon le 19 octobre, représente donc 10 millions d’euros et se décline en quatre axes : sécuriser les commerces et les personnels, un soutien financier d’urgence, simplifier les démarches d’accès aux dispositifs et faciliter la reprise et la continuité de l’activité en vue des fêtes de fin d’année. L’ensemble des dossiers sera étudié jusqu’au 31 décembre.

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"Nous refusons que les commerçants sinistrés soient instrumentalisés à des fins politiques"

Si l’amendement a bien été adopté, l’opposition a vivement pointé du doigt la délibération portant sur la bonification de l’aide apportée aux commerçants dans les secteurs où les communes déclareront s’engager en faveur du développement de la vidéoprotection. "Laissez-moi sourire face à cette délibération que je prends pour la Ville de Lyon", s’est amusée Sandrine Runel (PS et Place Publique). Quand, quelques instants plus tard, Fanny Dubot (Les Écologistes) estimait qu’un commerçant "doit pouvoir être aidé peu importe la politique menée par la ville ou le secteur dans lequel il se trouve" et refusait que "les commerçants sinistrés soient instrumentalisés à des fins politiques."

À ces accusations, le vice-président en charge de la sécurité globale, Jérémie Bréaud, a martelé que "la Métropole de Lyon ne paiera pas pour réparer les conséquences d’une sécurité que certaines communes refusent d’assumer pleinement." Et d’ajouter : "On ne protège pas un commerce en blindant sa porte lorsque la rue reste abandonnée aux casseurs. Notre condition est simple : l’argent public va là où la sécurité de l’espace public est prise véritablement au sérieux." Un "continuum de sécurité" logique pour Véronique Sarselli afin de garantir la sûreté des commerces. "La sécurité est l’affaire de tous", a-t-elle tranché, face à l’accusation de "rupture d’égalité" émise par de Fanny Dubot.

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Des tarifications promotionnelles pour les automobilistes

Alors que la perte d’exploitation est estimée à 200 000 euros pour les parkings LPA Mobilités depuis le 17 octobre, la Métropole de Lyon et les exploitants souhaitent également proposer des offres promotionnelles et des dispositifs permettant de réduire le coût de stationnement afin de "faciliter" l’accès à la Presqu’île de Lyon. "Le plan que vous proposez ne concerne que 7,5 % des consommateurs potentiels de la Presqu’île", a déploré Sandrine Runel, dénonçant dans le même temps "le dogmatisme pro-voiture" de Véronique Sarselli. "Je ne suis pas pro-voiture, je suis pragmatique", lui a alors rétorqué la présidente de la collectivité, estimant que la "priorité" était de ramener "ceux qui boudent la Presqu’île de Lyon, devenue aujourd’hui inaccessible."

Véronique Sarselli, en sa qualité de présidente de Sytral Mobilités, s’est par ailleurs opposée à la gratuité des transports en commun les week-ends proposée par le Parti socialiste. "Je ne pense pas que cette mesure permettra d’augmenter le nombre de personnes qui viennent en Presqu’île. Je n’y crois absolument pas. Ceci dit, je calculerai le coût et je reviendrai vers vous", a enfin assuré Véronique Sarselli.

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