Le tribunal correctionnel de Lyon a relaxé, mardi 20 octobre, Jean-Arnaud Niepceron, conseiller délégué du 6e arrondissement, poursuivi après avoir diffusé les coordonnées professionnelles de Roman Abreu, ancien communicant de Jean-Michel Aulas, à plusieurs milliers de partisans de Grand Cœur Lyonnais.
Ce mardi 20 octobre, le tribunal correctionnel de Lyon a décidé de relaxer Jean-Arnaud Niepceron, élu du 6e arrondissement et membre de Grand Cœur Lyonnais. Celui-ci était poursuivi pour avoir partagé les coordonnées professionnelles de Roman Abreu, l'ancien communicant de Jean-Michel Aulas.
Plus précisément, l'élu aurait divulgué l'adresse mail et le numéro de téléphone professionnel de Roman Abreu à près de 10 000 partisans de Grand Coeur Lyonnais au lendemain de la défaite de l'ancien patron de l'OL aux Municipales. Dans le message qui avait accompagné cela, Jean-Arnaud Niepceron a reconnu avoir utilisé un ton "un peu sarcastique" en présentant Roman Abreu comme un prestataire parisien souhaitant recueillir des retours sur son travail pour améliorer ses futures prestations.
Lire aussi : Renaud Payre : "nous sommes passés d’une affaire Aulas-Abreu à une affaire Sarselli"
Roman Abreu condamné à verser 2 000 euros
Selon les informations du Figaro, le tribunal a considéré que ces informations étaient déjà accessibles en ligne, ce qui ne permettait pas d'établir un doxing, soit le fait de diffuser des informations personnelles sans consentement dans le but de nuire à quelqu'un. En plus de sa relaxe, Jean-Arnaud Niepceron a obtenu la condamnation de Roman Abreu à lui verser 2 000 euros au titre des frais de justice. L’avocat de Roman Abreu a annoncé faire appel des "dispositions civiles du jugement".
Rappelons que ce procès intervient dans un contexte très particulier pour Roman Abreu. L'ancien chargé de communication de Jean-Michel Aulas est également visé par une enquête pour viol aggravé, ouverte après une plainte déposée le 13 mai par une jeune militante de Génération Aulas. Une affaire dont il conteste fermement les faits.
