L’arrêté anti-expulsion polémique de Saint-Denis relance le débat dans la métropole de Lyon
Image d’illustration LFI. (Photo by Matthieu Delaty / Hans Lucas via AFP)

Lyon : LFI réclame la démission du préfet après les violences du 17 octobre

Après les affrontements et les pillages survenus en marge de la mobilisation contre la vie chère, samedi 17 octobre à Lyon, La France insoumise (LFI) demande la démission du préfet Étienne Guyot.

Ce samedi 17 octobre a été marqué par d’importantes violences dans le centre de Lyon. En marge de la mobilisation contre la vie chère, des affrontements ont éclaté sur la Presqu’Île. De nombreux commerces ont été dégradés et pillés, tandis qu’une antenne de l’office de tourisme, située place Bellecour, a été incendiée.

Dans un communiqué publié à la suite de cette journée, La France insoumise du Rhône condamne la stratégie de maintien de l’ordre déployée par la préfecture du Rhône, jugée "irresponsable". Le mouvement estime que les forces de l’ordre ont empêché une partie des manifestants de se rassembler pacifiquement et dénonce "l’usage des gaz lacrymogènes et d’armes à létalité réduite".

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LFI demande la démission du préfet du Rhône

Les Insoumis réclament la démission du préfet du Rhône, Étienne Guyot, qu’il accuse d’avoir fait preuve d’une gestion "particulièrement brutale" des manifestations. Il met également en cause le gouvernement, estimant que sa politique et sa gestion des mobilisations sociales ont contribué à l’escalade des tensions.

"Nous soutenons les plus de 110 cortèges pacifiques qui ont défilé hier", déclare LFI dans son communiqué, en citant l’exemple de Villefranche-sur-Saône qui "montre bien que quand les forces de l'ordre désescaladent les tensions, il est possible de manifester sans violences". Dans son communiqué, le parti de Jean-Luc Mélenchon a fait le choix de ne pas mentionner, ni condamner ouvertement les pillages et dégradations commis sur la Presqu'île.

Au-delà de la question du maintien de l’ordre, La France insoumise réaffirme son soutien aux revendications contre la vie chère et aux mobilisations lycéennes et étudiantes. Le parti réclame une hausse du Smic à 1 700 euros net, le blocage des prix, la suppression de Parcoursup et la création d’une garantie d’autonomie pour les jeunes. Il demande également la mise en place du référendum d’initiative citoyenne (RIC) et le retrait du projet de budget du gouvernement.

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