Les avances de la PAC 2026 sont versées les 16, 19 et 20 octobre aux agriculteurs de Saône-et-Loire, à un taux relevé à 75% dans le cadre du plan sécheresse. Elles représentent 108 millions d’euros dans le département et concernent la quasi-totalité des demandeurs.
Les agriculteurs de Saône-et-Loire recevront les avances de leurs aides de la Politique agricole commune (PAC) au titre de la campagne 2026 les 16, 19 et 20 octobre.
Selon la préfecture, ces versements représentent 108,24 millions d’euros dans le département et concernent 99,36 % des demandeurs. Cette année, le taux d’avance appliqué aux aides du premier pilier passe de 70% à 75%. Il s’applique aux aides découplées (droits à paiement de base, paiement redistributif, écorégime et aide complémentaire aux jeunes agriculteurs) ainsi qu’aux aides couplées bovines ovines et caprines.
L’Indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN) reste avancée à hauteur de 85%. L’État a choisi d’appliquer le taux d’avance maximal autorisé par la réglementation européenne. Cette hausse a été rendue possible au niveau européen. La Commission européenne l’a autorisée le 31 juillet, afin de permettre aux États membres de soulager des trésoreries déjà fragilisées par le coût des engrais azotés.
Le relèvement du taux d’avance fait partie du plan CASI (Climat, adaptation, sécheresse, incendies). La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a présenté ce plan national le 4 septembre, après l’épisode de sécheresse exceptionnel de l’été qui a affaibli de nombreuses exploitations déjà en difficulté. Il est doté de plus d’un milliard d’euros.
Selon la ministre, le passage de 70% à 75% permet de verser plus rapidement 420 millions d’euros de trésorerie sur les comptes des exploitations. Il faut toutefois préciser la nature de cette mesure qui accélère l’arrivée des fonds sur les comptes, mais n’augmente pas le montant final des aides européennes.
Le plan CASI comprend d’autres volets. On y trouve 400 millions d’euros pour l’Indemnisation de solidarité nationale 235 millions de crédits du ministère de l’Agriculture dégelés et environ 330 millions de dégrèvements de taxe foncière. Il prévoit aussi de pérenniser les cellules départementales sécheresse avec un référent sécheresse désigné auprès des préfets.
Exceptionnellement cette année, les taux d’avance historiques de 70 % et 85 % ont été portés
à 75% et 85%, répartis comme suit :
- 75 % des aides découplées (Droits à Paiement de Base (DPB), paiement redistributif, écorégime et aide complémentaire aux jeunes agriculteurs)
- 75 % des aides couplées (aide bovine, aide ovine et aide caprine) ;
- 85% du montant de l’Indemnité Compensatrice de Handicap Naturels (ICHN).
La date du premier versement n’est pas un hasard. Le versement des avances est fixé au 16 octobre par la réglementation européenne. Les agriculteurs touchent donc leurs avances dès le premier jour autorisé. assemblee-nationaleLe taux très élevé de bénéficiaires s’explique en partie par un assouplissement adopté l’an dernier. Les contrôles sur place non terminés ne bloquent plus le versement des avances. En 2025 cette décision avait porté la part des bénéficiaires à 97,5% contre 92,5 % en 2024. Cette année encore les dossiers soumis à un contrôle sur place peuvent recevoir l’avance pour les aides surfaces même si le contrôle n’est pas entièrement terminé.
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