Les syndicats du SDMIS ont été reçus ce jeudi 1er octobre par la présidente de la Métropole de Lyon, Véronique Sarselli. Ils disent avoir exposé leurs revendications sur les effectifs, les conditions de travail, la santé et le pouvoir d’achat. Aucune annonce concrète n’a toutefois été faite à l’issue de la réunion.
C’était le premier rendez-vous entre Véronique Sarselli et les organisations syndicales du Service départemental-métropolitain d’incendie et de secours (SDMIS) depuis son arrivée à la tête de la Métropole de Lyon. Ce jeudi 1er octobre, les syndicats des sapeurs-pompiers ont été reçus tour à tour pendant environ 40 minutes.
Une rencontre particulièrement attendue après près de deux ans de conflit. Celui-ci avait débuté en octobre 2024 autour de revendications portant sur les effectifs, les conditions de travail et les rémunérations. "Nous avons eu l’occasion de lui faire toucher du doigt d’autres sujets dont elle n’avait pas été informée, notamment sur des questions de santé et de sécurité des sapeurs-pompiers du Rhône", explique Rémy Chabbouh, porte-parole de Sud-SDMIS et délégué national.
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Des renforts réclamés dès le 1er janvier 2027
La question des effectifs a été particulièrement évoquée. Les syndicats estiment que les moyens humains ne sont plus adaptés aux problèmes actuels mais à ceux d’il y a "20 ans". Ils réclament entre 150 et 170 sapeurs-pompiers professionnels supplémentaires, avec au moins 40 recrutements ou mutations dès le 1er janvier prochain. "Madame Sarselli a annoncé 80 sapeurs-pompiers supplémentaires lors de sa campagne au mois de mars et la création d’une caserne dans le 8e arrondissement", rappelle Rémy Chabbouh. "Mais ça ne nous convient absolument pas, car ce serait 80 sur la durée du mandat", poursuit le syndicaliste. Les représentants syndicaux mettent également en avant l’existence de 3 000 lauréats du concours de sapeur-pompier professionnel qui pourraient, selon eux, permettre d’accélérer les recrutements.
Santé, pouvoir d’achat et conditions de travail
"Nos revendications reposent sur un triptyque clair : des moyens humains et matériels, nos conditions de travail, notamment en matière de santé et de sécurité, et le pouvoir d’achat des sapeurs-pompiers et des PATS", indiquaient les syndicats du SDMIS avant la rencontre. Selon Rémy Chabbouh, Véronique Sarselli "a pris en compte toutes nos doléances", mais a demandé aux syndicats d’attendre en raison de la préparation du budget de la Métropole.
"Aujourd’hui, nous avons rejeté toutes tables rondes, toutes concertations. On nous a promenés pendant deux ans avec une espèce de Beauvau de la sécurité civile. Nous voulons des décisions, ça devient urgent". Les syndicats assurent néanmoins vouloir laisser une chance au nouvel exécutif métropolitain. "Nous souhaitons avoir, dès le 1er janvier 2027, des solutions claires pour les sapeurs-pompiers et les PATS du département du Rhône", ajoute Rémy Chabbouh.
Il faudra donc attendre la constitution du budget métropolitain pour voir les premières décisions de Véronique Sarselli.
La Métropole salue la "qualité des échanges" et promet des mesures "dans le cadre du budget 2027"
À l’issue de sa rencontre avec les représentants des personnels du SDMIS, Véronique Sarselli assure avoir "pris la pleine mesure" des difficultés rencontrées, notamment concernant les moyens humains et financiers. La présidente de la Métropole souhaite que des mesures soient actées avant la fin de l’année dans le cadre du budget 2027. L’objectif affiché est de donner au SDMIS "les moyens nécessaires, dès janvier 2027", pour assurer ses missions. Des discussions doivent désormais se poursuivre avec l’ensemble des financeurs.
La gratuité des TER saluée
Ce mercredi 30 septembre, à l'occasion du congrès national des sapeurs-pompiers de France, le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes Fabrice Pannekoucke a annoncé l’ouverture du dispositif Illico Sûreté aux sapeurs-pompiers. À partir du 1er janvier 2027, les TER et cars régionaux doivent leur être accessibles gratuitement. "Nous saluons cette nouvelle disposition concernant les TER. C’était une demande historique de notre part datant de plus de dix ans", souligne Rémy Chabbouh. Le syndicat SDMIS demande toutefois des précisions sur l’extension du dispositif aux personnels administratifs, techniques et spécialisés (PATS).

"Il n'y a pas de crise de vocation",
et oui, comme d'habitude, c'est le frein de l'argent qui fait que les choses ne se font pas intelligemment.