Ce samedi 26 septembre, un rassemblement organisé par le Comité de Soutien aux Droits de l'Homme en Iran s'est tenu à Lyon pour alerter sur la vague d'exécutions en cours. Un moment d'émotions pour les passants interpellés par l'exposition installée place des Terreaux.
Les passants étaient nombreux à s'arrêter sur la place des Terreaux ce samedi à Lyon, tantôt intrigués tantôt émus face aux visages photographiés des nombreuses victimes du régime iranien. Le Comité de Soutien aux Droits de l'Homme en Iran (CSDHI) mène régulièrement des actions de ce type. "On souhaite sensibiliser la population et réveiller les dirigeants politiques. Les gouvernements doivent laisser tomber leur politique de complaisance", explique son président Hamid Assadollahi. Et d'ajouter : "Le régime se durcit de jour en jour, la guerre n'a rien donné".
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Des exécutions massives menées depuis 45 ans
Animé par la peur d'un nouveau soulèvement du peuple, le régime iranien multiplie les exécutions depuis le début d'année. Plus de 1 100 manifestants et opposants ont été tués en 2026 après avoir fait l'objet de jugements arbitraires. "C'est épouvantable, on sait tellement peu de choses sur ce qu'il se passe là-bas. On ne peut que se sentir impuissant", déplore Stéphanie, une habitante du quartier venue observer l'exposition.
Le CSDHI exige en priorité la fermeté des dirigeants face aux trop nombreuses violations des droits de l'Homme perpétrées en Iran. "On en parle bien trop rarement alors que c'est un problème majeur à l'origine de nombreux morts". Et pour cause, les premières exécutions massives ont eu lieu dès le mois de juin 1981 et continuent depuis.
"La mobilisation prochaine de la population est inévitable"
Mais contrairement à ce que l'on pourrait croire, le Conseil National de la Résistance Iranienne (CNRI) ne souhaite pas répondre par la violence. "La solution n'est ni la guerre ni la complaisance", déclarait sa présidente Maryam Radjavi en juillet dernier. Celle-ci prône une troisième voie consistant en un simple changement de perception vis-à-vis de la résistance iranienne.

"Ce changement de regard de la part des gouvernements permettrait au CNRI d'être reconnu démocratiquement", appuie Hamid Assadollahi. Maryam Radjavi, porte-parole de la résistance, a élaboré un plan en dix étapes pour conduire l’Iran vers un régime libre et démocratique. Elle défend notamment la séparation de la religion et de l’État, l’égalité femmes-hommes et l’État de droit. Elle entend désormais compter sur le soutien des États démocratiques et sur un nouveau soulèvement pour faire appliquer ce programme. "La mobilisation prochaine de la population est inévitable, elle va arriver", conclut le président du CSDHI, optimiste.
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