Après plusieurs incivilités, dont du trafic de drogue, rencontrées dans le secteur, le maire LR de Mions, Mickaël Paccaud, a pris la décision de retirer le city stade du parc Monod. Dans le même temps, un réseau familial de l'est lyonnais a été démantelé le 15 septembre avec l'interpellation de huit personnes.
"En responsabilité, je ne peux pas les laisser passer." Dans une courte vidéo publiée ce mardi sur les réseaux sociaux, le maire LR de Mions, Mickaël Paccaud, annonce avoir pris la décision de faire retirer le city stade installé dans le parc Monod après plusieurs actes d’incivilité. Selon l’édile, des problèmes "répétés" ont été rencontrés dans le secteur, particulièrement en soirée, dont du trafic de drogue "Récemment, des faits graves ont été portés à ma connaissance", poursuit Mickaël Paccaud. Et d’ajouter : "Avec mon équipe, nous avons décidé de réagir pour apaiser ce parc et permettre aux enfants, aux familles et à tous ceux qui fréquentent le centre-ville d’en profiter en toute sécurité."
À la place, le maire de la commune de l’est lyonnais souhaite faire installer une "zone apaisée" pour les enfants âgés d’un an à douze ans. "Le message doit être entendu par tous : nous ne laisserons rien s’installer ici", assure enfin le maire.
Un réseau démantelé à Vénissieux et Mions
Les "faits graves" évoqués par Mickaël Paccaud font référence à l’interpellation de huit personnes réalisée le 15 septembre dernier dans l’est lyonnais. Tout remonte en février 2026 après la découverte de stupéfiants et d’argent au domicile d’un homme dans le cadre d’une autre procédure. Après plusieurs jours d’enquête, les forces de l’ordre sont orientées vers un réseau familial implanté dans l’agglomération.
Une dizaine de personnes sont alors identifiées, toutes impliquées dans un trafic de cocaïne et de résine de cannabis dans l’est lyonnais, notamment à Vénissieux et Mions. La gendarmerie indique que certains membres du réseau auraient continué à diriger les trafics depuis leur cellule malgré leur incarcération. C’est ainsi que huit personnes ont été interpellées la semaine dernière puis placées en garde à vue.
250 grammes de résine de cannabis, 61 grammes de cocaïne, 6 600 euros en numéraire, une vingtaine de téléphones, des contrefaçons, des objets de luxe ainsi qu’un scooter et une trottinette utilisés pour les livraisons ont par ailleurs été découverts lors des perquisitions.
Six des huit suspects ont reconnu leur participation à un trafic de stupéfiants. Trois ont été laissés libres à l’issue des gardes à vue et quatre présentés à une juge d’instruction. Ils ont été mis en examen et placés en détention provisoire.
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