Après le projet d’attaque visant le lycée Colbert à Lyon, le groupe Les Écologistes à la Région Auvergne-Rhône-Alpes appelle à renforcer la prévention contre les violences d’ultradroite, au-delà des seuls dispositifs de sécurisation.
La mise en examen d’un adolescent de 15 ans, soupçonné d’avoir préparé une attaque contre le lycée Colbert dans le 8e arrondissement de Lyon, fait réagir le groupe Les Écologistes à la Région. Dans un communiqué, les élus demandent que la lutte contre les violences liées à l’ultradroite devienne une priorité.
Le jeune homme, présenté comme proche de cette mouvance, avait été interpellé en mai. Une perquisition avait notamment permis de découvrir deux couteaux, une tenue de couleur kaki et une chaîne destinée à bloquer les portes de l’établissement. Il a depuis été placé sous contrôle judiciaire dans un centre éducatif fermé.
Pour les écologistes, cette affaire doit conduire à s’interroger sur la prévention de la radicalisation et de la violence politique. Le groupe estime que la sécurisation des établissements, avec notamment les contrôles d’accès, clôtures, caméras et alarmes, ne peut constituer l’unique réponse. Les élus rappellent que la Région a renforcé ces dispositifs depuis 2016. Ils défendent également davantage de moyens humains et de prévention, estimant que les lycées doivent rester des lieux "d’apprentissage, de liberté et de construction de la citoyenneté".
"Lorsque la haine devient un mode d’expression politique et lorsque la violence est banalisée dans l’espace public, elles finissent aussi par nourrir un climat dans lequel certains peuvent se sentir autorisés à passer à l’acte", estime Natacha Muracciole, co-présidente du groupe.

La Région va répondre que c'est LFI le danger...