Ilot de la place de Milan
Ilot de la place de Milan. Crédit : Métropole de Lyon

"Pas d’expulsion sans solution" : l’opposition de la Métropole de Lyon prend la défense des 280 occupants de la place de Milan

Le tribunal judiciaire de Lyon a ordonné l’expulsion de 280 femmes et enfants occupant un immeuble de la place de Milan. Le groupe Socialiste et Place publique à la Métropole de Lyon demande de ne procéder à aucune évacuation sans solution d’hébergement.

"Pas d’expulsion sans solution". Suite à la décision rendue le 31 août par le tribunal judiciaire de Lyon, ordonnant l’expulsion sans délai de 280 personnes, dont environ 70 enfants, dans un immeuble situé sur la place Milan (Lyon 3e), le groupe Socialiste et Place publique à la Métropole de Lyon est monté au créneau.

Dans un communiqué publié ce lundi 7 septembre, les élus interpellent la présidente Véronique Sarselli en demandant à ce qu’aucune évacuation ne soit organisée tant qu’une solution d’hébergement n’aura pas été proposée aux personnes concernées. Selon l’opposition, plusieurs profils vulnérables y vivent, comme des enfants en bas âge, des femmes demandeuses d’asile, ou encore des personnes malades. "Elles n’ont pas choisi d’occuper ce bâtiment. Elles y ont trouvé refuge faute d’avoir pu accéder à un logement ou même à une place d’hébergement", écrivent les élus.

Pour rappel, la Métropole avait engagé une procédure judiciaire après l’arrivée de Véronique Sarselli à sa présidence. La collectivité avait notamment fait valoir des risques liés à l’état du bâtiment, avec des expertises évoquant des risques critiques d’incendie liés aux installations électriques, mais aussi des risques de chute d’éléments du bâti et des risques sanitaires. Le tribunal a finalement ordonné l’expulsion pour protéger les personnes.

"Le nouvel exécutif métropolitain a choisi d’engager la procédure qui permet aujourd’hui leur expulsion. Ce choix lui donne une responsabilité particulière sur ce qui va désormais arriver à ces femmes et à ces enfants", estiment les élus du groupe Socialiste et Place publique. Ils indiquent également que le bâtiment ne devrait pas avoir de nouvel usage avant 2027.

Une réunion prévue ce mardi

"Nous demandons à Véronique Sarselli et à l’exécutif métropolitain de prendre un engagement immédiat : aucune évacuation ne doit intervenir tant qu’une solution digne et adaptée n’aura pas été proposée à chacune des personnes concernées", écrivent Sandrine Runel et Cédric Van Styvendael, co-présidents du groupe. Ils estiment que des solutions temporaires pourraient être envisagées en mobilisant des bâtiments laissés libre avec l’aide des associations.

Un rendez-vous entre la Ville de Lyon et la Métropole est prévu mardi 8 septembre. Les élus Socialistes et Place publique espèrent qu’il permettra de déboucher sur des "solutions concrètes de mise à l’abri immédiates". "Nous refusons que la réponse apportée à des femmes et des enfants qui ont trouvé refuge dans un bâtiment public vacant soit de les renvoyer à la rue", concluent-ils.

Lire aussi : "La situation n’a pas évolué pendant les vacances" : à la veille de la rentrée scolaire, 387 enfants dorment encore à la rue dans la métropole de Lyon

Laisser un commentaire

réseaux sociaux
X Facebook youtube Linkedin Instagram Tiktok
d'heure en heure
d'heure en heure
Faire défiler vers le haut