Huit jeunes, âgés de 19 à 29 ans, ont été mis en examen. Ils sont soupçonnés d’avoir préparé une action violente lors d’une manifestation contre le chantier de la ligne Lyon-Turin.
Huit personnes, six hommes et deux femmes âgés de 19 à 29 ans, ont été mises en examen fin juillet à Paris, après leur interpellation le 23 juillet. Elles sont soupçonnées d’avoir préparé une action violente en marge d’une manifestation contre la ligne Lyon-Turin, prévue entre le 24 et le 26 juillet dans les Alpes italiennes.
L’information a été confirmée jeudi par le parquet de Paris, qui indique que les suspects sont notamment poursuivis pour "détention et transport en bande organisée d’engins explosifs" et "association de malfaiteurs".
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21 mortiers retrouvés chez l’un des suspects
L’enquête avait été ouverte après un signalement visant un groupe appartenant à l’ultragauche. Les enquêteurs ont découvert 21 mortiers au domicile de l’un des suspects de ce groupe, ainsi que plusieurs téléphones dédiés à l’opération.
Les policiers les auraient notamment observés sur la Petite Ceinture ferroviaire, à Paris, où certains tunnels auraient servi de lieux d’entraînement. Des colliers de serrage et des bouteilles en plastique, dont certaines avaient été retrouvées explosées ou attachées à des mouchoirs, auraient été découverts.
Le parquet de Paris avait requis le placement en détention provisoire des huit mis en examen. La demande n’a toutefois pas été suivie par les magistrats. Après l’appel du parquet, la chambre de l’instruction de la cour d’appel a confirmé leur maintien en liberté sous contrôle judiciaire, le temps que les investigations se poursuivent.
Ces mises en examen interviennent quelques jours après une importante mobilisation contre le Lyon-Turin dans le Val de Suse, dans le nord-ouest de l’Italie. Le samedi 27 juillet, plusieurs milliers de personnes s’étaient rassemblées pour dénoncer le projet ferroviaire. Des centaines de personnes s’en étaient prises aux forces de l’ordre chargées de protéger le chantier, provoquant la blessure de 120 gardiens de la paix.
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"d’avoir préparé une action violente" C'est d'aileurs à ça qu'on reconnait l'extrème gauche depuis les brigades rouges (Brigate Rosse, BR) années 70 !