Le tribunal correctionnel de Villefranche-sur-Saône a annulé jeudi 30 juillet le procès de cinq personnes soupçonnées d’être impliquées dans un trafic de stupéfiants.
Le procès n’a finalement pas eu lieu. Cinq personnes, soupçonnées d’avoir participé à un réseau de trafic de stupéfiants dans le Rhône, devaient être jugées jeudi 30 juillet devant le tribunal correctionnel de Villefranche-sur-Saône. Mais avant même que les faits ne soient examinés, la défense a soulevé plusieurs irrégularités concernant la procédure.
Au cœur des débats : un procès-verbal d’audition issu d’une autre enquête. Celui-ci aurait permis aux enquêteurs d’identifier l’un des principaux suspects. Mais, elle ne figurait pas dans le dossier transmis à la défense au moment où les cinq mis en cause ont été présentés à la justice après leur garde à vue.
Les avocates ont estimé que cette situation avait porté atteinte aux droits de leurs clients. Après près d’une heure de délibéré, le tribunal a finalement retenu l’argument de la défense et annulé la procédure de comparution immédiate.
Un important réseau de stupéfiants découvert
Les suspects avaient été interpellés le 20 mai par les policiers de Villefranche-sur-Saône. Deux hommes âgés de 30 ans étaient présentés comme les principaux responsables présumés du réseau. Une femme de 24 ans et deux hommes de 20 ans étaient, eux, soupçonnés d’avoir participé à l’organisation du trafic, notamment en assurant des livraisons.
Une perquisition menée chez l’un des principaux suspects avait permis de mettre la main sur 1,5 kilo de cocaïne, 14 kilos de cannabis, 28 000 euros en liquide ainsi qu’une arme de guerre de type kalachnikov.
À la suite de la décision du tribunal, l’un des deux hommes de 30 ans, détenu depuis son interpellation, a été remis en liberté. Le second reste incarcéré dans le cadre d’une autre condamnation. Le parquet de Villefranche-sur-Saône devrait faire appel de la décision, selon les informations du Progrès.
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