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Marche blanche pour Thomas, assassiné à Crépol, dans la Drôme. @Olivier Chassignole

Drame de Crépol : le groupe d’opposition de Givors réclame la dissolution de SOS Racisme

Le groupe Givors Fière a réagi à la décision des juges d’instruction de retenir la circonstance aggravante de racisme dans le dossier du meurtre de Thomas Perotto, tué lors d’une rixe à Crépol en novembre 2023.

Vendredi 24 juillet, le groupe Givors Fière, installé au conseil municipal de Givors (sud de Lyon), a appelé à la dissolution de l’association SOS Racisme, après la décision des juges d’instruction de retenir la circonstance aggravante de racisme dans le dossier du meurtre de Thomas Perotto.

Pour rappel, le jeune homme de 16 ans avait été tué dans la nuit du 18 au 19 novembre 2023, à l’issue du bal d’hiver organisé à Crépol (Drôme). Selon plusieurs sources proches du dossier citées par l’AFP, une dizaine de témoins ont rapporté des propos hostiles aux personnes blanches.

"Il est temps que les pouvoirs publics se penchent sérieusement" sur SOS Racisme

Dans son communiqué, le groupe Givors Fière estime que cette nouvelle étape judiciaire confirme le caractère raciste du meurtre de Thomas et s’en prend directement à SOS Racisme. L’association est accusée par le groupe d’avoir, au moment des faits, dénoncé comme raciste le fait de condamner publiquement le crime.

"Au vu des dernières évolutions de l’instruction sur le massacre de Crépol et de la reconnaissance, enfin, de son caractère raciste par la justice, il est temps que les pouvoirs publics se penchent sérieusement sur la nécessité d’envisager une procédure de dissolution contre l’association SOS Racisme", écrit le groupe.

Givors Fière reproche également à l’association d’avoir, selon lui, développé une activité "devenue incompatible avec son objet statutaire". "A minima, il est urgent de retirer la reconnaissance d'intérêt général, qui permet de défiscaliser les dons, à SOS Racisme, compte tenu de ce nouvel exemple de non-respect des conditions ayant justifié la reconnaissance d’intérêt général et d’une activité devenue incompatible avec son objet statutaire", a conclu le groupe.

La décision des juges d’instruction ne fait pas office de jugement définitif sur le caractère raciste des faits. Les magistrats doivent désormais rédiger leur ordonnance de mise en accusation, avant qu’un éventuel procès puisse se tenir. Et ce ne sera pas avant 2027.

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