Selon une étude de l'Insee Auvergne-Rhône-Alpes, 17 % des enfants mineurs ayant des parents séparés vivent en résidence alternée, c'est à dire qu'ils passent autant de temps dans le logement de chacun des deux parents.
Sur les 436 000 enfants de parents séparés en Auvergne-Rhône-Alpes, 76 000 enfants vivent en résidence alternée. Ils représentent 17% des enfants mineurs ayant des parents séparés, une part supérieure à la moyenne nationale (14 %), mais inférieure à celle de la Bretagne (18 %). C'est ce que révèle une nouvelle étude de l'Insee Auvergne-Rhône-Alpes, portant sur les enfants en résidence alternée.
Pour rappel, un enfant vit en résidence alternée, lorsque ses parents sont séparés et qu'il passe autant de temps dans le logement de chacun. A l'inverse, les enfants passant la majeure partie de leur temps chez un seul des deux parents, vivent en résidence exclusive.
Des parents plus qualifiés
Selon cette étude menée en 2022, la résidence alternée est plus répandue chez les enfants âgés de six à quatorze ans. Pour les plus jeunes, la résidence exclusive est privilégiée chez la mère, tandis que les adolescents demandent plus fréquemment à vivre majoritairement chez un seul de leur parent, ce qui explique cette moyenne d'âge.

En parallèle, l'analyse démontre que les enfants en résidence alternée sont
plus souvent membres d’une famille aisée, avec un niveau de vie supérieur à celui de l’ensemble des enfants. "Le niveau de diplôme et l’activité professionnelle des parents ont une influence sur le mode de résidence", indique l'Insee. Ainsi, 34 % des enfants de parents cadres ou professions intellectuelles supérieures vivent en résidence alternée, contre 17 % des enfants d'ouvriers et 11 % des enfants d'employés. En lien avec leur catégorie sociale, plus les parents sont diplômés, plus la part des enfants en résidence alternée est importante : "de 5 % pour les sans diplômes à 25 % pour les diplômés du supérieur", souligne l'Insee.

Plus fréquente dans les communes rurales
"En cas de résidence alternée, l’accueil des enfants nécessite un logement approprié chez chacun des parents. Un niveau de vie plus élevé facilite la mise en place de ce mode de résidence, notamment dans les communes rurales", indique l'Insee. Ainsi, les enfants en résidence alternée habitent plus souvent des logements plus grands que les enfants en résidence exclusive. Seuls 10 % d’entre eux vivent dans un logement suroccupé (17 % de ceux en appartement et 4 % de ceux en maison) contre 18 % des enfants en résidence exclusive. En parallèle, la moitié des parents d'enfants en résidence alternée sont propriétaires, contre un tiers pour les parents d'enfants en résidence exclusive.
Enfin, la résidence alternée est plus souvent mise en oeuvre dans les communes rurales que dans les communes urbaines. Elle concerne davantage les enfants des communes rurales périurbaines que ceux des autres communes rurales (qui rassemblent respectivement 18 % et 13 % des enfants). Dans les communes urbaines, la part des enfants en résidence alternée est moindre : 13 % dans les communes urbaines denses et 17 % dans les communes urbaines intermédiaires. L'insee explique cela par le coût inférieur et la taille supérieure des logements des communes rurales, alors "plus propices à l'accueil".
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