L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) dresse un bilan plutôt positif de l’année 2025 en Auvergne-Rhône-Alpes.
Dans son rapport annuel présenté jeudi 2 juillet, l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) estime que le niveau est "globalement satisfaisant", tout en appelant les exploitants à poursuivre leurs efforts sur plusieurs sites de la région.
En 2025, le gendarme du nucléaire a réalisé 369 inspections en Auvergne-Rhône-Alpes. Parmi elles, 131 concernaient les quatre centrales nucléaires du Bugey (Ain), de Saint-Alban (Isère), de Cruas-Meysse (Ardèche) et du Tricastin (Drôme), tandis que 98 inspections ont été menées dans les usines, installations de recherche ou sites en démantèlement.
Au cours de l’année, 27 événements significatifs de niveau 1 sur l’échelle internationale INES ont été déclarés dans la région, dont 24 dans des installations nucléaires de base. Trois événements liés à des anomalies en radiothérapie ont également été classés au niveau 2 de l’échelle ASN-SFRO.
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Des situations contrastées selon les centrales
Concernant la centrale du Bugey, située dans l’Ain, l’ASNR estime que les performances rejoignent l’appréciation générale portée sur les centrales d’EDF, comme celle du Tricastin. L’autorité attend encore des améliorations concernant la configuration de certains circuits, la tenue des installations ou les essais périodiques.
À Saint-Alban, les performances en matière de sûreté nucléaire et de radioprotection sont jugées supérieures à la moyenne des centrales françaises. À l’inverse, la centrale de Cruas-Meysse présente des résultats plus mitigés, avec un recul en matière de radioprotection. Plusieurs insuffisances ont été relevées sur la gestion des dosimètres (instrument pour mesurer la radioactivité), le respect des procédures et la radioprotection.
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Une vigilance particulière face aux épisodes de canicule
Dans un contexte de multiplication des vagues de chaleur, l’ASNR rappelle que les épisodes de canicule représentent un enjeu majeur pour les centrales nucléaires. Trois points font l’objet d’une surveillance particulière : le maintien des équipements de sûreté malgré les fortes températures, la gestion des effluents radioactifs lorsque le débit des fleuves diminue, ainsi que les rejets thermiques dans les cours d’eau.
L’autorité précise que des inspections menées en 2022 puis en 2025 sur les centrales de la vallée du Rhône ont conclu à une gestion satisfaisante de ces problématiques.

"............Trois événements liés à des anomalies en radiothérapie ont également été classés au niveau 2 de l’échelle ASN-SFRO............."
😀
si avec cette info on n'est pas "bien informé", c'est à ne plus rien comprendre ! (vive l'obscurantisme appliqué à la science apparemment).
Et n'oubliez pas, en temps de guerre, une éolienne qui se fait bombarder, tout le monde s'en fout, ça n'a aucune portée. Une centrale nucléaire bombardée (comme en Ukraine), là par contre, ça met en péril la vie de tout le monde.