coupe du monde de foot FIFA
Cet été, la Coupe du monde de football 2026, diffusée en clair sur M6, instaure un fractionnement publicitaire inédit. L’Arcom, le régulateur de l’audiovisuel, vient de publier une note pour expliquer pourquoi.

Coupe du monde 2026 : pourquoi votre match va être (encore plus) coupé par la pub

Cet été, la Coupe du monde de football 2026, diffusée en clair sur M6, instaure un fractionnement publicitaire inédit. L'Arcom, le régulateur de l'audiovisuel, vient de publier une note pour expliquer pourquoi.

Rien à voir avec un excès de zèle des chaînes : c'est la FIFA (la Fédération Internationale de Football Association) elle-même, l'organisme international qui régit le football à l'échelle mondiale, qui change les règles du jeu. Pour cette édition, l'instance a décidé d'instaurer systématiquement des pauses d'hydratation de trois minutes, une par mi-temps, environ 22 minutes après le coup d'envoi. Le temps perdu sera bien sûr rattrapé en fin de période grâce au traditionnel temps additionnel, mais ces arrêts de jeu créent, de fait, deux nouvelles fenêtres où la diffusion peut légalement s'interrompre.

Le compte est bon : 8 écrans publicitaires par match

Concrètement, la séquence type d'un match va s'enrichir. On comptera un écran avant le coup d'envoi, un autre après les hymnes, un pendant chaque pause d'hydratation, trois à la mi-temps, et un dernier après le coup de sifflet final. Soit huit coupures publicitaires au total, contre cinq lors du précédent Mondial.

De quoi donner l'impression, pour le téléspectateur, que la pub grignote de plus en plus l'écran. Mais l'Arcom, l'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique, chargée de veiller au respect des règles par les chaînes de télévision, se veut rassurante sur ce point précis : la réglementation plafonne toujours le volume publicitaire total, à 12 minutes par heure d'horloge et 9 minutes en moyenne quotidienne pour une chaîne privée. Ce n'est donc pas la quantité de pub qui augmente, mais son découpage, plus de coupures, mais pas plus de minutes.

La vraie question : les paris sportifs

Le sujet plus sensible concerne l'exposition aux publicités pour les jeux d'argent et de hasard, omniprésentes lors des grandes compétitions sportives. Depuis 2022, des chartes de bonne conduite négociées avec l'Arcom encadrent strictement ce secteur : une seule publicité par opérateur et par écran, trois messages maximum pour l'ensemble du secteur par coupure, un seul parrain autorisé par émission, et l'obligation de diffuser des messages de prévention.

Sur ce terrain, M6 a pris un engagement précis : aucune publicité pour les jeux d'argent ne sera diffusée pendant les pauses d'hydratation. Les rappels de parrainage, en revanche, resteront possibles autour de ces écrans. Reste que l'ajout d'un troisième écran à la mi-temps ouvre mécaniquement la porte à davantage de messages sur l'ensemble du match : jusqu'à 18 publicités et 14 séquences de parrainage possibles, contre 15 publicités et 8 séquences en 2022.

Le régulateur rappelle que la question de l'exposition aux paris sportifs est reconnue comme un enjeu de santé publique, même si c'est au législateur de fixer le cadre. Son rôle, à elle, consiste à veiller au respect des règles par les diffuseurs et à constater publiquement d'éventuels manquements. L'Arcom promet une vigilance particulière sur ce point pendant toute la compétition.

Laisser un commentaire

réseaux sociaux
X Facebook youtube Linkedin Instagram Tiktok
d'heure en heure
d'heure en heure
Faire défiler vers le haut