Après les accusations de viol avec soumission chimique à l'encontre du directeur de la communication de la campagne de Coeur lyonnais, Roman Abreu, les réactions politiques s'enchaînent à Lyon.
"Solidarité et colère." C'est par ces termes que les élus communistes ont réagi, ce samedi 13 juin, aux accusations de viol à l'encontre du directeur de la communication de la campagne de Coeur lyonnais, Roman Abreu. Ce mercredi 10 juin, nos confrères de BFM Lyon avaient révélé que ce dernier était visé par une plainte pour viol, déposée par une ancienne membre de l'équipe de campagne du candidat. La jeune femme aurait été abusée par soumission chimique et en aurait fait part à plusieurs membres du groupe, tels que Jean-Michel Aulas, Laure Cédat et Emmanuel Imberton, qui ont alors gardé le silence.
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"Nous tenons à lui adresser tout notre soutien face à la violence qu’elle a subie et dans le parcours de reconstruction qui est devant elle", ont écrit les élus communistes lyonnais dans un communiqué. "Comment Jean Michel Aulas, et celles et ceux qui l'entouraient, ont-ils pu maintenir pendant deux mois la personne incriminée à son poste le laissant ainsi au contact des militantes et des militants ?"
"La culture du viol et le patriarcat doivent être combattus fermement, sans
complaisance, dans tous les milieux sociaux et politiques. Les communistes demandent que soit votée la loi intégrale portée par le mouvement associatif et que soit enfin alloués des moyens massifs à la prévention et à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles."
"Ce n'est pas ainsi que l'on protège les victimes"
Quelques heures plus tôt, le groupe Lyon Humaniste, Sociale et Écologique avait également fermement réagi aux accusations à l'encontre de Roman Abreu et exprimé sa "pleine solidarité" avec la victime. "Nous la croyons", ont-ils déclaré. "Les faits relatés, s'ils sont établis, constituent un crime d'une gravité extrême. À ce stade, nous attendons que la justice accomplisse son travail avec toute la rigueur qu'impose une telle affaire. (...) Ce n'est pas ainsi que l'on protège les victimes, ni que l'on encourage les femmes à s'engager dans la vie publique."
Le groupe demande également que "les responsables politiques impliqués adoptent une posture de retenue et de responsabilité, à la hauteur de leurs fonctions", sous-entendu une mise en retrait, voire une démission de leurs fonctions.
"Nous sommes extrêmement choqués par l'entourage d'un candidat à la mairie de Lyon, informé de faits d'une telle gravité dès le mois de février et qui a choisi de ne rien dire, de ne rien signaler, et de maintenir l'intéressé à ses côtés jusqu'au soir de l'élection", s'était également indigné le groupe socialiste ce vendredi. Il poursuit : "Les faits relayés par la presse sont graves. Avertis, M. Aulas, Mme Cédat et leurs proches n'ont ni réellement écarté le mis en cause, ni saisi la justice. Pendant des mois, la communication a primé sur la protection".
Départs en cascade au sein de Coeur lyonnais
Depuis ces révélations et la réunion de crise de ce vendredi, rien ne va plus au coeur du groupe Coeur lyonnais. Sur X, le maire du 2e arrondissement Pierre Oliver (LR) a annoncé quitter le groupe au Conseil municipal de Lyon. Il a été suivi par le maire du 6e arrondissement Samuel Soulier (Horizons), ainsi que d'autres élus dont Emmanuel Hamelin, Nina Bouffet ou encore Émilie Desrieux. Les élus Renaissance et MoDem se laissent, eux, encore quelques heures pour prendre une décision.
À la suite de la réunion de Coeur Lyonnais qui s’est tenue ce jour, les élus du 2ᵉ arrondissement et moi-même avons pris la décision de quitter le groupe « Coeur Lyonnais » au Conseil municipal de Lyon.
— Pierre OLIVER (@poliver69) June 12, 2026
