Le 4 juin, les préfets du grand bassin se sont réunis pour tenter d'anticiper les épisodes de sécheresses à venir dans le nord du bassin Rhône-Méditerranée.
L'été 2026 devrait être chaud et sec dans le nord du bassin Rhône-Méditerranée. Malgré une situation "globalement favorable" avec la bonne recharge hivernale des nappes d'eau souterraines, l'Etat se mobilise pour anticiper une possible sécheresse estivale, en cas de dôme de chaleur par exemple. La préfecture de l'axe Rhône-Saône, indique notamment que "des mesures de restriction pourront être mises en œuvre localement lorsque la situation l’exigera".
L'adaptation des politiques de l'eau se poursuit
Au-delà de cette gestion de l’été, l’État annonce poursuivre l’adaptation des politiques de l’eau aux conséquences du changement climatique. Lors d'une réunion organisée le 4 juin, les préfets du grand bassin ont partagé les grandes évolutions portées par les principaux documents de planification dans le
domaine de l’eau. "Ces documents stratégiques renforceront, pour la période 2028-2033, la prise en compte des enjeux d’adaptation dans le domaine de l’eau, comme les risques liés à la raréfaction de la ressource en eau ou les phénomènes d’inondation plus fréquents et plus intenses", indique la préfecture.
Les échanges ont également porté sur la préservation des espèces migratrices emblématiques du bassin, dont certaines connaissent un déclin "préoccupant." C'est notamment le cas de poissons migrateurs, tels que la Lamproie marine ou l’alose feinte de Méditerranée. Le préfet coordonnateur de bassin réunira de nouveau les préfets à la fin de la période estivale pour analyser les effets des mesures mises en œuvre.
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