"Cette mémoire, c'est aussi à nous de la faire vivre" : à Lyon, cette école rend hommage à Marc Bloch

Les élèves de l’école Marc Bloch, dans le 7e arrondissement de Lyon, ont rendu hommage ce jeudi à l’historien et résistant lyonnais. Il fera son entrée au Panthéon le 23 juin prochain.

"Une des grandes figures de l'humanisme lyonnais." C'est par ces mots que le maire de Lyon Grégory Doucet a qualifié l'historien et résistant Marc Bloch, qui fera son entrée au Panthéon le 23 juin prochain, aux côtés de sa femme Simonne Vidal-Bloch. Ce jeudi 21 mai était un jour d'hommage au sein de l'école Marc Bloch, située dans le 7e arrondissement. Les élèves, accompagnés par leurs enseignants ont préparé une cérémonie en mémoire du résistant né à Lyon et abattu avec 29 autres résistants à Saint-Didier-de-Formans le 16 juin 1944.

Sous les yeux émus de leurs parents, ils ont chanté la Marseillaise, puis le titre "On sera là", écrit et composé par Jean-Jacques Goldman pour devenir l'hymne du Bleuet de France, symbole de mémoire et de solidarité envers les victimes des guerres. "Cette mémoire, c'est aussi à nous de la faire vivre", clament les élèves.

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"Marc Bloch a été tué, ce qu’il avait transmis, non"

Tour à tour, enseignants et élus se sont succédés pour évoquer la mémoire de Marc Bloch, mais aussi les coulisses de cette cérémonie. La directrice de l'établissement a parlé "d'un projet fil rouge de l'année", quand les enseignants ont souligné "la place essentielle des élèves dans le processus", qualifiant cette cérémonie de "moment collectif où l’on se rassemble pour partager la mémoire et des valeurs".

Mémoire, transmission, héritage, le triptyque a guidé les déclarations des élus. Grégory Doucet a salué le travail des élèves en rappelant "qu'une chaîne de transmission ne tient jamais toute seule." "Ce matin devant cette école, nous ne sommes pas devant la fin tragique d’un homme, nous sommes devant ce que cette fin n’a pas interrompu. Marc Bloch a été tué, ce qu’il avait transmis, non", clame le maire de Lyon.

Une plaque mémorielle dévoilée

De son côté, Anne Laybourne, sous-préfète du Rhône déléguée à la politique de la ville a rappelé l'importance "d'associer l'Éducation nationale et la jeunesse à cette panthéonisation." "C’est là le cœur de l’héritage", a-t-elle encore déclaré. Des propos corroborés par Matis Bloch, arrière-petit-fils du résistant et doctorant en histoire contemporaine. Il a fait le déplacement depuis Paris. "On a toujours voulu que la jeunesse soit associée à ce processus de panthéonisation. C'est toujours une certaine émotion de voir la jeunesse s'en saisir", confie le jeune homme.

C'est ensuite comme un symbole que Grégory Doucet, la maire du 7e arrondissement Fanny Dubot, Anne Laybourne, et Matis Bloch, ont dévoilé une plaque mémorielle en hommage à Marc Bloch, qui restera gravé à jamais sur les murs de cette école.

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