Grégory Doucet en campagne ce vendredi 13 février dans le 1er arrondissement de Lyon. (@Vincent Guiraud)

Tribune anti-Bolloré : Doucet défend les signataires et attaque Canal+

A travers une tribune publiée dans Libération, Grégory Doucet a défendu les signataires de la pétition anti Bolloré. Pour le maire de Lyon "la liberté artistique ne se nourrit pas, elle s’exerce".

C’est une tribune qui fait beaucoup parler depuis quelques jours. Des professionnels du secteur du cinéma ont publié une tribune le 11 mai dernier, à la veille de l’ouverture du festival de Cannes 2026, pour dénoncer l’emprise de Vincent Bolloré, "milliardaire d’extrême droite", "sur la chaîne de fabrication des films et l’imaginaire collectif".

Une tribune qui avait provoqué l’ire du patron de Canal +, Maxime Saada, menaçant de dresser une "liste noire" des professionnels, et annonçant qu’il ne souhaitait plus que son groupe continue à travailler avec les signataires de la tribune qui revendique désormais plus de 2000 soutiens.

Canal+, dont l'actionnaire de référence est Vincent Bolloré, est un acteur essentiel du cinéma français. En 2026, le groupe prévoit d'injecter 160 millions d'euros pour la production de films. Il est par ailleurs derrière 49 films sélectionnés à Cannes, dont 13 en compétition (sur 22) cette année.

"Lyon vous accueille"

Ce mercredi 20 mai, Grégory Doucet a pris position concernant cette polémique et a publié à son tour une tribune chez nos confrères de Libération. Qualifiant le cinéma d'art "fondamentalement politique", le maire de Lyon estime que les "propos récents du PDG de Canal + Maxime Saada, suite à la publication de la tribune « Zapper Bolloré » sont ainsi édifiants". "Ce n’est pas une querelle de milieu ni une polémique de plus. L’agenda idéologique de Vincent Bolloré ; milliardaire d’extrême droite dont l’emprise sur les médias, sur les maisons d’édition et bientôt sur la chaîne de fabrication cinématographique ne cesse de croître ; est assumé" poursuit l’édile lyonnais.

"À monsieur David Lisnard, qui reproche aux signataires de la tribune de « mordre la main qui les nourrit », je veux répondre ceci : la liberté artistique ne se nourrit pas. Elle s’exerce" complète-t-il en réponse au maire LR de Cannes qui avait critiqué les professionnels du cinéma signataires de cette tribune. "Et quand une seule main prétend tenir à la fois le stylo du scénariste, le budget du producteur et le bouton de la télécommande, la liberté de création est, elle-même, mise sous tutelle" reprend Grégory Doucet.

Avant de conclure, dans un message adressé à tous les professionnels du cinéma : "A tous les artistes et créateurs qui doutent, qui s’interrogent sur ce que cette bataille culturelle leur réserve : Lyon vous accueille."

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