Suites aux récents faits de violence sur fond de narcotrafic survenus dans la Métropole de Lyon, la préfète du Rhône évoque "une lutte des territoires" possiblement provenant de Marseille.
Incendie meurtrier à Décines, appartement touché par des tirs à Villeurbanne... Depuis le début de l'année, la métropole de Lyon est en proie à de nombreux faits de violence, notamment liés au narcotrafic. Sur le départ, la préfète du Rhône, Fabienne Buccio s'est exprimée sur le sujet dans une interview accordée à nos confrères du Progrès. Selon elle, ces actes découleraient d'"une lutte de territoires" : "Certainement due à plusieurs phénomènes, en train d’être analysés", souligne la préfète. Parmi eux, elle évoque notamment le retour de groupes venus de Marseille, déjà repoussés l'an passé.
Face à cette montée de violence, Fabienne Buccio tient néanmoins à rassurer sur son engagement : "Nous ne baissons pas la garde, cela ne change rien à notre détermination". Et alors que plusieurs communes de la métropole interpellent l'Etat, comme à Décines, où la municipalité demande la mise en place d'un "Etat d'urgence localisé", la préfète affirme que le gouvernement "a conscience du phénomène". Cette dernière précise néanmoins que les renforts"ne suffiront pas" :"Il faut bien comprendre le phénomène pour bien cibler l’action, être souple pour reprendre la main. On a des services très efficaces. On a arrêté tous les auteurs d’homicides en 2025. On trouvera ceux qui commettent ces actes, qui ne resteront pas impunis", indique la préfète à nos confrères.
A noter que la BST (brigade spécialisée de terrain) déployée au Tonkin à Villeurbanne, avait permis d'éradiquer l'ensemble des points de deal installés dans le quartier.
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