Avec l'arrivée du printemps, les chenilles processionnaires, dont les poils sont urticants et dangereux, envahissent la région.
Qui dit printemps, dit chenilles processionnaires. En Auvergne-Rhône-Alpes et notamment à Lyon, ces petits insectes poilus envahissent les parcs et jardins. S'ils paraissent plutôt doux en apparence, les poils de la chenille processionnaire sont en vérité urticants et dangereux pour l'homme comme pour les animaux. En trop grand nombre, les chenilles processionnaires peuvent même s'avérer être un danger pour la biodiversité.
Des poils urticants et dangereux
"À partir du 3e stade larvaire, les chenilles sont recouvertes de poils microscopiques très urticants. Ces poils peuvent se détacher et être transportés par le vent, provoquant des réactions allergiques sévères : démangeaisons, œdèmes, troubles respiratoires, voire choc anaphylactique. Les poils restent actifs jusqu’à trois ans, même après la disparition des chenilles", indique l'Office national des forêts. Chez les chiens, le simple léchage ou l'ingestion d'une chenille peut avoir peut avoir des conséquences mortelles. Pour les humains comme pour les chiens, il est donc fortement conseillé d'éviter tout contact avec la chenille, mais aussi, avec leurs nids et les zones potentiellement infestées.
Parmi les bons réflexes à adopter l'Office national des forêts conseille notamment d'éviter les zones infestées, plus particulièrement en période de vent, porter des vêtements couvrants en forêt, ou encore, ne pas faire sécher son linge près d'arbres infestés. Les zones infestées sont souvent indiquées par des panneaux. Le feuillage clair et la perte de feuillage des chênes sont également des signes.
Une plateforme de signalement en ligne
Pour lutter contre cette problématique, les Agences Régionales de Santé (ARS) ont créé une plateforme de signalement, permettant à chaque habitant de signaler la présence de chenille processionnaire : "Lorsque la dynamique territoriale le permet, la situation est analysée par un référent local, qui détermine l’importance et la priorité d’une intervention, ainsi que la méthode la plus adaptée. Parfois, la destruction d’un nid sera nécessaire pour limiter les risques sanitaires, dans d’autres cas, une action de prévention sera priorisée ou alors la décision sera prise de ne pas intervenir", précise l'ARS.
Les signalements permettent également d'enrichir les études scientifiques pour en apprendre plus sur l'insecte et mieux lutter contre la propagation de ce dernier.
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