À peine les nouveaux conseils municipaux installés, les élections des 15 et 22 mars continuent de faire polémique dans la métropole lyonnaise. À Meyzieu, comme à Vénissieux, plusieurs recours ont été déposés devant le tribunal administratif.
Battu de seulement 74 voix au second tour, le maire sortant de Meyzieu, Christophe Quiniou, refuse d’accepter sa défaite. Au jour de l’élection de son adversaire Issam Benzeghiba lors du conseil municipal d’installation, il a confirmé à nos confrères du Progrès avoir déposé un recours en annulation ce vendredi 27 mars.
Dans un document de 32 pages transmis au tribunal administratif de Lyon, l’ancien édile dénonce plusieurs irrégularités, comme le mélange de bulletins dans les piles, les couleurs jugées trompeuses ou encore le manque de clarté sur l’étiquette politique de la liste gagnante. Il estime que la sincérité du vote n’a pas été respectée.
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À Vénissieux, le climat est encore plus tendu
Nous vous le relations ce samedi après-midi, le candidat LFI Idir Boumertit a été officiellement élu maire de Vénissieux à la suite du conseil d’installation. Pour autant, la situation reste également délicate dans cette commune, puisque l’élection s’est jouée à seulement 25 voix entre le nouvel édile et la sortante Michèle Picard.
Avant le premier tour, le candidat d’extrême droite Quentin Taïeb avait été placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête pour suspicion de fraude électorale. Néanmoins, la procédure (toujours en cours) n’avait pas empêché le maintien de sa liste. Et ça n’est pas passé du côté du candidat divers centre Pascal Dureau, qui a décidé de déposer un recours.
Plusieurs autres recours ont été lancés, dont un par un habitant qui reproche des anomalies dans les signatures sur les feuilles d’émargement entre les deux tours. Quant à la maire sortante Michèle Picard, il se pourrait aussi qu’elle ait contesté cette élection.
Vers de nouvelles élections ?
Dans les deux communes, c’est désormais au tribunal administratif de trancher. Si les juges venaient à considérer que les irrégularités invoquées ont pu altérer la sincérité du scrutin, de nouvelles élections municipales pourraient être organisées dans les trois prochains mois.

Ce que la Métropole de Lyon peut difficilement imposer à Grégory Doucet