Comme de nombreuses communes ou collectivités locales, Lyon va proposer à ses administrés de souscrire à un achat groupé de mutuelles afin d’obtenir de meilleurs tarifs et une couverture supérieure.
Les Lyonnais n’ont pas eu besoin d’un second tour pour savoir qu’ils pourraient bénéficier d’une mutuelle municipale lors du mandat 2026-2033. La mesure était dans le programme de Grégory Doucet comme de Jean-Michel Aulas. Elle se trouvait aussi dans le programme de nombreux candidats dans l’agglomération et aux quatre coins du pays. L’idée est apolitique et donc à la mode. Elle permet aux édiles de s’inviter sur le terrain du pouvoir d’achat où les élus locaux ont assez peu de leviers.
Born in Mornant
L’histoire des mutuelles communales est en partie née à une vingtaine de kilomètres au sud de Lyon, à Mornant. Renaud Pfeffer, le maire LR nouvellement élu, propose alors à ses administrés un système d’adhésion groupé à l’offre d’une mutuelle. “J’ai été le premier à le faire en 2014. On était déjà dans une période de crise du pouvoir d’achat et je cherchais des solutions. J’avais vu qu’un maire l’avait fait dans le Vaucluse dans son CCAS (centre communal d’action sociale). Je me suis dit que ce n’était pas bête et comme j’avais en tête le principe d’achats groupés, je me suis lancé. À la base, ce n’était pas une demande des habitants. Rapidement, ça a bien marché. Surtout que comme j’étais le premier à le faire, les mutuelles se sont battues pour avoir le contrat. Je pense qu’elles étaient à perte. J’ai des habitants qui ont fait 1 000 euros d’économie. Le dispositif nous a aussi permis de dynamiser notre offre de santé sur le territoire”, se rappelle-t-il. L’histoire s’arrête rapidement.
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Lyon se lance sur le marché de la mutuelle municipale