Grégory Doucet à la préfecture du Rhône. @PhamWilliam
Article payant

Doucet, une victoire en trompe-l’œil

Le pouvoir sera désormais partagé entre Lyon et la Métropole, obligeant Grégory Doucet à composer pendant six ans avec Grand Cœur lyonnais et Véronique Sarselli. Une cohabitation qui correspond aussi aux attentes, parfois difficilement conciliables, des habitants de l’agglomération lyonnaise.

Les urnes ont sacré, le 22 mars 2026 au soir, un binôme d’outsiders au terme d’une campagne rarement emballante, souvent violente. Grégory Doucet rempile à la Ville et la droite, menée par Véronique Sarselli, revient à la Métropole après un quart de siècle de revers électoraux. La surprise de ce scrutin, c’est finalement qu’il n’a rien eu de surprenant. Les scénarios qui ont retenu l’attention pendant près d’un an se sont écrasés sur des réalités sociologiques. Chaque territoire a voté comme il vote habituellement. Les écologistes ont gagné Lyon, même après avoir scellé une alliance avec LFI. Les socialistes ont préservé le bastion villeurbannais. La banlieue rouge est désormais insoumise. Le reste de l’agglomération, l’autre moitié des habitants, se colore d’un bleu plus ou moins teinté. La vague est tellement importante qu’elle a compensé l’absence d’alternance à Lyon. L’équation personnelle de Jean-Michel Aulas s’est dégonflée à mesure que le scrutin approchait et qu’il s’empêtrait dans ses approximations et son refus de débattre.

Il vous reste 49 % de l'article à lire.
Article réservé à nos abonnés.

Connectez vous si vous êtes abonné
OU
Abonnez-vous

réseaux sociaux
X Facebook youtube Linkedin Instagram Tiktok
d'heure en heure
d'heure en heure
Faire défiler vers le haut