Meeting de Jean-Michel Aulas et Véronique Sarselli
Meeting de Jean-Michel Aulas et Véronique Sarselli

Avant le premier tour, Aulas et Sarselli musclent leurs discours

Avant le premier tour à Lyon, Jean-Michel Aulas et Véronique Sarselli durcissent le ton face aux écologistes lors d’un meeting commun.

L’atmosphère de la fin de campagne à Lyon s’alourdit à mesure que le premier tour approche entre les écologistes et leurs opposants de la galaxie Coeur lyonnais. Les invectives prenant souvent le pas sur le débat programme contre programme. Le meeting commun de Jean-Michel Aulas et Véronique  Sarselli à cinq jours du premier tour ne va pas faire redescendre la pression d’un cran. Le candidat à la mairie de Lyon et la candidate à la présidence de la Métropole de Lyon ont tenu un discours pour le moins offensif dans une salle souvent enfiévrée par les Jeunes avec Aulas. Les attaques contre les écologistes ont été le fil rouge de leurs interventions respectives. devant les 2000 sympathisants réunis à la Sucrière, ce mardi soir. D’entrée de jeu, le ton est donné par Jean-Michel Aulas dénonçant un “dogmatisme imposé par des soi-disant écologistes qui mentent, qui méprisent et qui rendent notre ville malheureuse”. Plus tard, il les accusera d’avoir “gouverné contre” les Lyonnais. 

“Ils sont méchants”

Avant de se poser en victime : “Cette campagne est intense. Et elle est rude. Les coups ne nous ont pas été épargnés. On m’a attaqué personnellement avec une violence que je n’imaginais pas (…) Ils n’ont reculé devant aucune caricature, aucune insinuation, aucune bassesse. Le plus grave, c’est qu’ils ne se sont pas contentés de m’attaquer moi. Ils ont tenté de salir nos colistiers. Des gens qui, bien qu’écolos, n’ont trouvé autre chose que salir pour tenter de se sauver et pour essayer de garder leurs privilèges, leurs revenus et leurs rentes. Ils ont peur, c’est pour ça qu’ils sont méchants”. Pour Jean-Michel Aulas, l’heure était venue de rendre les coups dans une fin de campagne parfois compliquée entre un débat poussif et des rencontres sur le marché avec des candidats écologistes qui n’ont pas toujours tourné à son avantage. En difficulté sur le prix d’un abonnement TCL dans la matinale de France Inter, Jean-Michel Aulas a voulu retourner la situation à son avantage :“il y a même un tarif spécial pour certains élus et leurs adjoints, qui ne payent que 6,40 € par an”. “Ils nous parlent de conflits d’intérêts. Mais le Président sortant de la Métropole a été sanctionné pour prise illégale d’intérêts après avoir voté pour la nomination de son propre oncle à la tête de Grand Lyon Habitat. (…) Alors non, je ne recevrai aucune leçon de morale de ces gens-là. Ils se posent en gardiens intransigeants de la morale publique. Mais le Maire sortant de Lyon a passé neuf heures en garde à vue dans le cadre d’une enquête portant sur l’embauche irrégulière de chargés de mission, enquête toujours pas refermée. Ils nous traitent d’ennemis de la République, mais ils se soumettent, pour espérer conserver leurs sièges, aux diktats de l’extrême-gauche antisémite, celle du groupuscule ultraviolent la Jeune Garde”, contre-attaque Jean-Michel Aulas, provoquant des huées dans la salle.

Tunnel ou ZAD

Le candidat Aulas a aussi profité de ce meeting pour tenter de tordre le cou aux reproches que lui adressent les écologistes sur son programme et notamment sur le tunnel sous Fourvière ou la gratuité de la cantine ou des transports en commun pour les Lyonnais qui gagnent moins de 2500 euros. L’ancien président de l’OL a rappelé la priorité qu’il veut donner à la lutte contre la délinquance avec le recrutement de policiers municipaux pour porter les effectifs à 500 et l’acquisition de caméras de vidéosurveillance : “Quand un maire veut vraiment la sécurité, il ne polémique pas : il agit. Je le dis clairement : à Lyon, ce ne seront plus les habitants qui s’adapteront à la délinquance : ce sera la délinquance qui reculera devant la République. Quand nous mettrons fin au cancer de l’insécurité, Lyon redeviendra une ville attractive et rayonnante. Ils ont voulu faire de la capitale des Gaules la capitale de la décroissance, le laboratoire de leurs lubies archaïques, une ZAD entre Rhône et Saône”. 

Vote utile

Quelques minutes plus tôt, Véronique Sarselli, qui était arrivé aux côtés de Jean-Michel Aulas, avait donné le ton : “depuis six ans, les écologistes et leurs alliés dirigent ont fait de notre territoire un laboratoire idéologique de leur vision du monde. Ils savent ce qui est bon pour nous. Ils ont fait la promotion des pistes cyclables non genrées, ils ont installé des urinoirs inclusifs, ils ont subventionné des associations qui prônent la désobéissance civile. Il y a l’étendage de Bellecour. La liste de ces épisodes aux frontières du scandale et du ridicule est longue”. Sur l’estrade, elle a promis une rupture sur le fond “réparer ce qui a été abîmé” comme sur la forme “en concertation avec les maires”. 

A quelques jours du premier tour, Jean-Michel Aulas a aussi voulu en appeler au vote utile contre les écologistes : “Voter pour les extrêmes, quels qu’ils soient, ce sera reconduire les équipes en place. Voter pour les grands égoïsmes de candidats orgueilleux, ce sera reconduire les équipes en place”. La pique, si elle ciblait Georges Képénékian, était moins aiguisée que la précédente.  Jean-Michel Aulas et Véronique Sarselli ont quitté l'estrade alors que leurs jeunes soutiens scandaient : "Doucet à Paris, Aulas à la mairie".

Laisser un commentaire

réseaux sociaux
X Facebook youtube Linkedin Instagram Tiktok
d'heure en heure
d'heure en heure
Faire défiler vers le haut