Pancarte en hommage à Quentin Deranque aperçue à Lyon. (@Guillaume Lamy)

"Ils sont là pour ça" : de nouvelles images révélées après le lynchage à mort de Quentin Deranque à Lyon

Des images filmées juste après le lynchage de Quentin Deranque le 12 février à Lyon ont été révélées.

De nouvelles images sont révélées ce jeudi dans l'affaire Quentin Deranque, ce militant d'extrême droite radicale tué à Lyon le 12 février après avoir été lynché par des militants d'ultra-gauche. Une vidéo que nos confrères du Progrès se sont procurés nous éclaire cette fois sur les quelques minutes qui ont suivi la violente agression subie par le jeune homme.

"Il faut qu'il aille à l'hôpital"

Filmée à 18 h 07 au niveau de la rue Victor-Lagrange dans le 7e arrondissement de Lyon, on peut y voir le militant, cagoulé, les mains ensanglantées. La vidéo montre une conversation entre des amis de Quentin Deranque et des riverains, qui insistent pour qu'il soit emmené à l'hôpital. Une dame indique ainsi avoir appelé les secours. "On va marcher" ; "Moi, je serais vous, je partirais", répondent plusieurs individus.

"Il s'est fait taper sur la tête ce monsieur !", rétorque la dame. "Ce sont des trucs qu'ils assument. Ils sont là pour ça", explique un individu, tandis qu'un autre abondera un peu plus tard : "Il y a deux groupes qui se sont bagarrés. C'était une bagarre organisée, d'accord ?" "Il faut qu'il aille à l'hôpital", dira plus tard la dame, avant qu'un ami de Quentin ne lance : "S'il ne veut pas de problème avec la police, il faut qu'il parte."

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13 interpellations déjà réalisées

Quentin Deranque ne sera pris en charge que deux heures plus tard, à 19 h 50 sur le quai Fulchiron après avoir parcouru deux kilomètres. Il décèdera deux jours plus tard, mais selon le procureur de la République de Lyon, il n'avait aucune chance de survivre à ses blessures. "Les experts ont conclu que ces lésions étaient au-delà de toutes ressources thérapeutiques et mortelles à brève échéance", avait-il expliqué lors d'une conférence de presse le 16 février.

Pour rappel, 13 personnes ont déjà été interpellées dans cette affaire. Six hommes suspectés d'avoir porté des coups à Quentin Deranque ont été mis en examen pour "homicide volontaire" et un pour "complicité". Six ont été écroués, un placé en détention provisoire. Agés de 20 à 26 ans, les sept sont, selon une source proche du dossier, "connus pour être soit membres, soit proches de la Jeune Garde", un mouvement d'ultragauche fondé en 2018 à Lyon par le député LFI Raphaël Arnault et dissous en juin. Deux étaient collaborateurs du parlementaire d'extrême gauche, déjà condamné pour"violences volontaires en réunion"*.

*à l'encontre d'un jeune homme de dix-huit ans lors d'une manifestation identitaire en avril 2021. Rap^haël Arnault était accompagné d'un groupe de cinq individus.

Lire aussi : Mort de Quentin Deranque à Lyon : l'exécutif a saisi la justice d'une possible "reconstitution" de la Jeune Garde


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