Une Métropole comme celle de Lyon peut-elle traverser un mandat sans grand projet ? Sur la rive droite du Rhône, Véronique Sarselli est coincée entre la pression exercée par Grégory Doucet, qui demande la fin d’une autoroute urbaine, la nécessité de laisser une trace et un projet qui ne correspond pas à la philosophie de sa campagne axée sur un maintien de la voiture en ville et une suspension des grands travaux.
Le destin de la rive droite du Rhône n’est peut-être pas définitivement scellé. La Métropole de Lyon sur ce sujet pourrait, comme pour la baignade dans la darse de la Confluence, opérer une volte-face. En mars dernier, la toute première décision de la nouvelle présidente Véronique Sarselli avait été de mettre en pause le projet de réaménagement de la rive droite du Rhône qu’avait initié son prédécesseur écologiste Bruno Bernard. En juillet, questionnée par Lyon Capitale sur le devenir de ce projet d’ampleur en stand-by, la Métropole de Lyon avait annoncé que celui-ci était désormais purement et simplement abandonné. Une position que Véronique Sarselli n’a jamais vraiment explicitée. La présidente de la Métropole avait seulement souligné que “sous couvert de végétalisation, il s’agissait en réalité de reconfigurer en profondeur un axe accueillant chaque jour entre 50 000 et 80 000 véhicules, en supprimant cinq des huit voies de circulation, avec des reports de circulation peu fiables et mal maîtrisés”. Cette décision prise entre plusieurs épisodes caniculaires a provoqué l’ire des écologistes. Et des questionnements jusque dans les rangs de la majorité Grand Cœur lyonnais. “En politique, c’est difficile d’arrêter un projet sans jamais en proposer un autre à la place. Sur la rive droite du Rhône, nous ne pouvons pas ne rien faire”, confie un élu lyonnais de la majorité de Véronique Sarselli.
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Rive droite : le casse-tête de Véronique Sarselli