David Kimelfeld à l’hôtel de ville © Tim Douet

Lyon : Kimelfeld cherche des soutiens via un formulaire Google

Certains symboles sont loin d’être anodins en cette période où l’on parle de Lyon French Tech, rayonnement des entreprises locales et souveraineté numérique. Candidat à l'élection métropolitaine de Lyon, David Kimelfeld cherche des soutiens à l'aide d'un formulaire... Google.

La campagne des élections municipales et métropolitaines de Lyon 2020 va-t-elle devenir le best of des pires pratiques numériques en matière de politique ? Élus actuels et candidats sont toujours prompts à faire la promotion des entreprises locales ou de Lyon French Tech, ce label qui réunit les acteurs de la métropole. Cependant, en pratique, le contraste est réel entre les discours et les actions de campagne. Ainsi Les Républicains avaient lancé un sondage en ligne via Google (lire ici). Leur tête de liste pour l’élection municipale, Étienne Blanc, héberge son site aux États-Unis, de son côté Gérard Collomb est en France chez OVH, à Roubaix (lire ici).

Cherche soutiens via Google

Voici le tour du candidat à la métropole de Lyon, David Kimelfeld, de commettre un impair. En effet, un formulaire vient d’être posté en ligne pour permettre d’apporter son soutien à l’actuel président de la métropole dans sa course pour 2020. Son équipe de campagne a choisi un formulaire Google pour permettre de signer virtuellement une lettre de "soutien à la candidature de David Kimelfeld"

Le constat est le même qu’avec le sondage des Républicains : il est toujours délicat de demander à des militants ou sympathisants de rentrer des informations personnelles via un service du géant américain dont le traitement des données interroge régulièrement. Au mieux, c'est donc de l'amateurisme, au pire, une légère forme d'inconscience. En matière de souveraineté numérique, de tels choix sont toujours délicats, encore plus à Lyon, berceau de l’association Framasoft qui propose des alternatives à Google. Sa solution Framaforms, qui permet de conserver la main sur les données du début à la fin paraît aujourd’hui bien plus pertinente que d’aller vers le réflexe Google. En matière de numérique et politique, le principe de précaution semble souvent oublié.

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