Depuis la révélation de l’affaire Collomb, le maire de Lyon et ses soutiens dénoncent une manipulation politique. Ils s’appuient notamment sur des déclarations maladroites de l’entourage de David Kimelfeld et ciblent aussi l’attitude devenue hostile d’En Marche. Cette affaire trouve pourtant son origine dans un signalement au procureur de la République effectué par Gérard Collomb lui-même.
Gérard Collomb, le maire de Lyon, ne s’est finalement pas rendu à un meeting de campagne La République en Marche pour les européennes à Confluence (Lyon 2e). Sur les réseaux sociaux, en plein meeting, il a vivement taclé les organisateurs. Son absence a évidemment fait beaucoup causer tout au long de la soirée. Reportage.
Ce jeudi, Caroline Collomb a annoncé se mettre en retrait de la direction d'En Marche dans la métropole le temps de la campagne des élections européennes. Un référent par interim a été nommé pour la remplacer assurait la fédération locale. Un point que la direction nationale du parti a tenu à relativiser, à la demande des parlementaires En Marche en froid avec Caroline Collomb.
Le premier meeting lyonnais des élections européennes a présenté le visage éclectique de ses candidats, mais surtout de leurs soutiens. Un casting principalement composé d'élus qui s'opposent habituellement. Le temps d'une soirée, ils étaient réunis pour un meeting lui-même otage des divisions internes au sein de La République en Marche.
David Kimelfeld a officiellement lancé sa campagne métropolitaine ce week-end. Samedi, il a tenu sa première réunion publique devant 300 personnes. Le mouvement qu'il a enclenché ce samedi doit conduire Gérard Collomb à se rendre à l'évidence : la dynamique a changé de camp. L'aventure lancée ce samedi s'annonce longue et mouvementée.
Caroline et Gérard Collomb, dans les salons de la préfecture, en mars 2014 © Tim Douet
Pendant toute la campagne présidentielle puis celle des législatives, Jimmy Brumant était l’un des piliers d’En Marche à Lyon, toujours dans le sillage des Collomb. Au fil des mois, il a pris ses distances, et le phénomène s’est accéléré, dit-il, avec le départ “incompréhensible” de Gérard Collomb du gouvernement. Sa démission, ce mardi, de la direction départementale illustre la fracture entre Caroline Collomb et les marcheurs “apolitiques”, ces militants qui ne sont pas issus du PS ou d’autres formations.
Ce lundi soir, David Kimelfeld était l'invité de comités locaux de la République en marche en froid avec Caroline Collomb. Ils se sont visiblement bien trouvés. Une heure après les organisateurs de la soirée publiait un communiqué acerbe contre Gérard Collomb.
David Kimelfed, depuis son fauteuil de président de la métropole, tisse sa toile en participant à des rencontres politiques qui ne sont clairement pas neutres. Son cœur de cible apparaît clairement : les déçus des années Collomb.
Caroline Collomb © Tim Douet_0346
Plus de 20 “marcheurs”, principalement lyonnais, ont signé une lettre ouverte adressée à Christophe Castaner, le délégué général de LREM, pour dénoncer les dysfonctionnements locaux d’En Marche. Leur missive vise en creux Caroline Collomb, référente départementale du parti, critiquée pour sa gestion trop opaque et individuelle.
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À trois ans d’intervalle, La Plateforme a proposé des prix très différents aux “marcheurs” de Gérard Collomb et à la droite lyonnaise. 7 000 euros la soirée pour l’opposition municipale, contre 996 euros pour une soirée de fin d’été où Gérard Collomb avait invité ses réseaux à se lancer dans l’aventure Macron.

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