Conseil régional 4.01.16
© Tim Douet

Région - Vote du budget : les élus PS, PRG, PC, FN quittent l'assemblée

PS, PRG, PC, FN, tous ont fait le choix de quitter l'assemblée du conseil régional présidée par Laurent Wauquiez en dénonçant une "mascarade", ou "un simulacre de vote". Seuls les élus du Rassemblement on fait le choix de rester.

"Le budget de 3 milliards se résume à une page", a dénoncé Jean-François Debat, chef de file de l'opposition PS qui a regretté le manque de documents précis et détaillés pour pouvoir participer au débat. "Vous souhaitez décider seul et bien vous débattrez seul, monsieur le président", a-t-il déclaré.

De son côté, Jean-Jack Queyranne, l’ancien président de Région a lui aussi critiqué "l’absence d'espace de discussion. Ce budget c’est 3 milliards en 15 lignes. Les décisions seront donc prises après le vote du budget. Nous ne participerons plus à ce débat budgétaire et notre rôle est désormais de dénoncer un simulacre de démocratie avec un budget non sincère, car les économies avancées ne seront pas réalisées."

"Vous offrez l'image la plus pitoyable de ce que peut être la politique française"

Pareil pour Christophe Boudot (FN), mêmes arguments. Ce dernier a parlé d'un comportement "extrêmement autocratique et méprisant" de la part de Laurent Wauquiez avant de demander aux élus FN de quitter l'assemblée, car il ne veut pas participer à "un simulacre de démocratie".

Laurent Wauquiez a vivement réagi à ses départs en critiquant l'opposition : "Vous offrez l'image la plus pitoyable de ce que peut être la politique française. L'image que vous donnez est celle d'élus qui préfèrent fuir le débat, fuir face à leurs responsabilités et qui font de la politique politicienne plutôt que du travail de fond dans la région. […] L'opposition n'a pas envie de voter un budget qui pour la première fois fait des économies".

Les élus du Rassemblement sont restés

Seuls les élus du Rassemblement ont décidé de ne pas quitter la séance. Dans un communiqué ils ont fait savoir que malgré "le chaos qui a précédé cette session. Report des commissions, envoi des documents au dernier moment, aucune réponse des vice-présidents sur l'évolution des dépenses ... Autant d’éléments qui ont empêché un travail correct des élus d'opposition et ainsi mis à mal la démocratie", ils ont fait le choix de rester.

Monique Cosson, présidente du groupe a exprimé sa "colère" face au manque de "considération de Laurent Wauquiez vis-à-vis du travail des élus- es de son assemblée." Elle a assuré que les élus du Rassemblement seront "les portes-voix de toutes les victimes des coupes budgétaires". Avant de conclure : "Notre place est dans l'Assemblée. […] Aujourd'hui, nous défendrons nos positions au sein de l'institution, nous serons des élus debout." Un choix qui n'a pas surpris un Jean-Jack Queyranne ironique : "Les Verts ont fait le choix de rester. On peut s'attendre à tout avec eux. Si l'on était resté, ils auraient fait le choix de partir."

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