Queyranne facilement réélu

Avec 50,76 %, Jean-Jack Queyranne l'emporte haut la main. Françoise Grossetête (UMP) gagne 34,02 % des voix et Bruno Gollnisch (FN) 15,23 %. Le second tour des élections est tout de même marqué par un taux d'abstention conséquent (50, 48 % en Rhône-Alpes). Revivez les meilleurs moments de la soirée électorale, avec les réactions des principaux candidats.

23h20 : Les résultats définitifs tombent : Queyranne (PS) : 50,76 %, Grossetête (UMP) : 34,02 %, Gollnisch (FN) : 15,23 %. Dans la nouvelle assemblée, sur les 157 conseillers régionaux, le PS disposerait de 50 élus environ (47 élus en 2004), Europe Ecologie 36 (soit presque le double par rapport à 2004), le FN 18 (stabilité) et l'UMP 40.

Meirieu : "quelque chose a changé à gauche"

22h20 : "Les gens ont compris que nous avions conclu un vrai accord, pas le plus petit dénominateur commun", se réjouit Philippe Meirieu, leader écologiste. Il estime que ces élections marquent "une reconfiguration à gauche". "Il y a quelque chose qui a changé dans cette gauche (...) Europe Ecologie est, au niveau national,à 30 % de cette gauche". Interrogé sur le poste qu'il pourrait occuper dans l'exécutif, il a affirmé que rien n'était encore décidé en interne de son groupe. "Je reste professeur d'université", a-t-il plaisanté.

22h05 : L'UMP est-elle partie trop tard dans cette campagne ? "Queyranne, président sortant, fait campagne toute l'année", balaie Nora Berra. La tête de liste de droite dans le Rhône retient le positif de cette soirée : "l'UMP gagne neuf points alors que la coalition de gauche ne mobilise pas une voix de plus entre les deux tours. Ils ont seulement fait l'addition de leurs scores de premier tour". Se projetant sur l'avenir, elle prévient le futur exécutif : "on ne leur lâchera rien, on les acculera à respecter leurs engagements".

21 h 55 : le FN aura 18 sièges dans la nouvelle assemblée, soit autant qu'en 2004. Une nouvelle qui réjouit le candidat frontiste Bruno Gollnisch. D'ailleurs ce dimanche soir, il ne voit que des raisons de se réjouir : "dans une triangulaire, le FN se tasse souvent. Les électeurs se disent que l'UMP est moins mal que le PS. Là les électeurs ont compris que ce zapping ne sert plus à rien. Nous avons plus de voix et un meilleur pourcentage qu'au premier tour. Cela démontre que le vote FN est un vote d'adhésion". Bruno Gollnisch a aussi annoncé que le 26 mars, jour de la première séance de la nouvelle assemblée, il se présentera face à Jean-Jack Queyranne pour le poste de président de région. Questionné sur la succession de Jean-Marie Le Pen à la tête du FN qu'il brigue comme Marine Le Pen, il a botté en touche : "la question se posera à la fin de l'année. Ce n'est pas l'élection qui compte aujourd'hui".

Grossetête : "gagner grâce au FN, ce n'est pas très glorieux"

21h50 : Françoise Grossetête (UMP) commente les résultats, agacée : "Nous faisons un score honorable. Sur la France, nous faisons un des meilleurs scores sur les différentes triangulaires en région." Difficile d'admettre la défaite. Elle préfère commenter la victoire du PS : "Jean-Jack Queyranne ne fait même pas 50 % en additionnant les voix de toute la gauche. Il n'a aucune légitimité. Etre élu grâce aux voix du FN, ça n'est pas très glorieux !". Et la candidate de la droite d'en rajouter une couche sur le déni de défaite : "nous avons gagné 9 points entre les deux tours alors que l'on disait que nous n'avions aucune réserve de voix".

21h20 : Jean-Jack Queyranne estime que ces résultats constituent un "échec sévère, un désavœu" pour l'UMP. Commentant le score de Bruno Gollnisch, il a estimé que l'UMP "a tout fait pour faire monter le score du FN". Le président sortant ne semblait pas profiter de sa réélection, comme s'il était déjà préoccupé par la composition de son exécutif et les rapports avec Europe Ecologie. "Il ne doit y avoir ni surenchère, ni hégémonie", a-t-il martelé. "Nous sommes contraints à réussir ensemble", a-t-il rappelé, un brin comminatoire à l'égard de ses alliés.

Le Front de Gauche n'est pas sûr d'accepter une vice-présidence

21h10 : Elisa Martin n'est pas sûre que le Front de Gauche qu'elle représente acceptera la vice-présidence qui lui est proposée. "Nous sommes plus intéressés par les engagements que par les vice-présidences", a-t-elle éludé. Elle a, par ailleurs, souligné que le travail de convergence des programmes "reste encore à faire". Le Front de Gauche n'a en effet pas participé aux discussions de ces derniers jours entre Europe Ecologie et le Parti socialiste. "Ce n'est pas possible de le faire en 36 heures", a-t-elle expliqué.

21h00 : Jean-Jack Queyranne arrive à la Préfecture accompagné de son épouse et de Gwendal Peizerat. Ses colistiers qui l'avaient précédé lui réservent une courte salve d'applaudissements. Le président nouvellement réélu sourit mais comme beaucoup de socialistes, il ne sombre pas dans l'euphorie. Peut-être la faute à un succès annoncé depuis au moins une semaine. Françoise Grossetête, arrivée quelques minutes avant lui, a, elle, esquivé la presse.

20h50 : Thierry Philip, maire du 3ème et conseiller régional est l'un des premiers socialistes à arriver à la Préfecture. Souriant mais pas euphorique, sa première déclaration est réservée comme la semaine dernière à "l'inquiétant taux d'abstention". "Nous dépassons la barre des 50 %. C'est sept points de plus qu'en 2004. Je suis aussi content du report des voix des trois partis de gauche. Nous enregistrons aussi des records historiques en Savoie et en Haute-Savoie. Je ressens aussi une grande inquiétude dûe au score du FN qui est pour moi la conséquence du débat sur l'identité nationale et sur la sécurité proposé toute la semaine dernière par l'UMP. La droite n'a qu'à s'en prendre à elle-même ce soir". Questionné sur l'absence de joie dans son camp, l'élu l'a expliqué par "la souffrance des gens rencontrés durant la campagne". "J'ai aussi une pensée pour tous les copains qui ne sont plus éligibles sur nos listes après la fusion", a-t-il commenté.

Queyranne à 51 %

20h20 : Comparons ces résultats par rapport à ceux de 2004. Queyranne améliore clairement son score : 51 % contre 46,5 %, l'UMP recule (34 % contre 38,2 % en 2004) . Le FN, lui, reste stable à 15 %

20h05 : Selon un sondage France 3 effectué à la sortie des urnes, Jean-Jack Queyranne arriverait en tête (51 %) devant Françoise Grossetête (34 %) et Bruno Gollnisch (15 %). Le Président sortant réalise un score très confortable, légèrement supérieur à l'addition des résultats des listes PS/Europe Ecologie/Front de Gauche du premier tour (49,5 %). De son côté, la candidate de droite engrange une plus-value de huit points par rapport à dimanche dernier, mais c'est nettement insuffisant pour gagner. Gollnisch, qui espérait atteindre les 20 %, stagne, preuve qu'il n'a pas été capable d'élargir son assise électorale. Il n'a pas tiré profit de la mobilisation de la journée.

20h : Selon un sondage Opinion Way/Fiducial effectué à la sortie des urnes, le PS arrive en tête au niveau national (52,2 %) devant l'UMP (37,1 %) et le FN (9,7 %).

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Françoise Grossetete
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