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Municipales 2014 : le choix cornélien des communistes

Le Parti communiste a livré ce mercredi matin le procédé mis en place pour définir sa stratégie aux municipales de Lyon en 2014. Les militants lyonnais sont invités à voter fin septembre pour choisir entre la liste de la majorité sortante ou une autre liste de gauche.

Les communistes étaient les seuls à ne pas avoir clairement défini leur stratégie au sujet des prochaines élections municipales à Lyon. "Nous avons choisi une démarche avec les militants : depuis six mois, nous avons élaboré un projet que nous avons soumis à nos différents partenaires de la gauche plurielle, explique Aline Guitard, la responsable de la section PC de Lyon. A partir de cette consultation, les militants devront voter à bulletins secrets fin septembre."

Les communistes auront le choix entre deux options, faute d'un gros poids électoral : intégrer une liste d'union avec la majorité, comme c'est le cas depuis 1995, ou prendre part à une liste autonome avec un autre parti. A ce niveau les discussions sont ouvertes, même avec Nathalie Perrin-Gilbert, maire (PS) du 1er arrondissement. La rencontre devrait se dérouler durant l'été.

Un programme de solidarité

Le calendrier exposé, les responsables sont formels : "Il faut davantage de solidarité, la ville est le premier rempart face aux inégalités." En clair, leur projet porte essentiellement sur le développement des services publics, des logements sociaux, de la mixité sociale et l'accès gratuit aux transports communs pour les chômeurs et les bénéficiaires du RSA. Enfin, davantage de démocratie participative. Les communistes souhaitent “aller à la rencontre des habitants” : "Nous avons vraiment l'ambition de travailler avec les composants de la ville", assurent-ils.

Dans la liste de Gérard Collomb ou pas ?

Depuis 1995, le PC a fait liste commune dès le premier tour avec le socialiste Gérard Collomb. En 2008, il y avait pas moins de 14 élus communistes siégeant aux conseils municipal et d'arrondissements. L'enjeu, pour les communistes, reste d'avoir une véritable visibilité de leur projet pour les prochaines élections municipales.

Mais comment se faire mieux entendre ? En acceptant, dès le premier tour, d'intégrer la majorité sortante ou en s'associant à une autre liste de gauche ? Car, depuis 2008, les points de divergence avec la politique de Gérard Collomb sont bien réels : le dossier du Grand Stade, la gestion de l'eau restée au privé, les conflits sociaux à la propreté (Grand Lyon) ou dans les cantines (Ville de Lyoçn). Les communistes sont même opposés à l'actuelle présentation de la métropole, une question qui sera un enjeu majeur de la prochaine campagne.

Le parti décidera, selon l’élue communiste Nicole Gay

Mais, à les interroger, les communistes ne tiennent pas afficher une véritable opposition au maire de Lyon, pourtant porté par une vision socio-libérale. “Dans nos interventions au conseil municipal nous avons toujours porté les questions qui nous tiennent à cœur”, s'explique Nicole Gay, la présidente du groupe communiste. “Et puis, de toute façon, c'est mon parti qui décidera”, ajoute-t-elle, se refusant à donner sa position personnelle. Mais elle n'a pas manqué de souligner le travail de son camarade Louis Lévêque, adjoint en charge de l'habitat sur les logements sociaux depuis plus de dix ans.

Finalement les quelque 500 adhérents lyonnais devront choisir les 26, 27 et 28 septembre prochains. Un choix cornélien, entre l'autonomie idéologique ou une certaine adhésion à la politique de Gérard Collomb.

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