Emmanuel Macron a salué la performance des joueuses de l’OL. © Laurent Cipriani / POOL / AFP
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Macron, l’heure du bilan, vu de Lyon

Le Macron réformateur et disruptif de 2017 a dû rapidement céder la place à un président englué dans la gestion de crises à répétition. Bilan vu de Lyon.


Le quinquennat d’Emmanuel Macron restera comme une valse à deux temps. Dans la foulée de son élection et de la vague En Marche des législatives de juin 2017, le président de la République et son gouvernement ont semblé marcher sur l’eau. En moins d’un an, Emmanuel Macron fait valser de vieux totems : réforme du Code du travail, de la SNCF ou encore suppression de l’ISF. À l’hiver 2018, la crise des Gilets jaunes va marquer un premier tournant. Le président de la République desserre pour la première fois les cordons de la bourse : 17 milliards d’euros pour sortir de l’ornière. Cette grogne sociale ouvre un premier fossé entre Emmanuel Macron et une partie de la population. Elle marque surtout la fin de l’état de grâce. Dès lors, la Macronie ne connaîtra plus de temps calme. Un an après, la première vague de Covid déferle sur la France. “Notre bilan est par défaut exceptionnel en raison de toutes les crises que nous avons traversées”, sourit Bruno Bonnell, député LREM de Villeurbanne. La crise sanitaire renverse la ligne politique du gouvernement en même temps qu’elle révèle les failles des services publics français. À grand renfort de milliards d’euros, la santé, la police, la justice ou l’école voient leurs budgets relevés. “Emmanuel Macron se revendique de centre droit, mais il aura été plus dépensier que les gouvernements socialistes. Il a mis en place une politique très keynésienne”, pointe Pierre Oliver, maire LR du 2e et orateur régional de Valérie Pécresse. “J’ai souvent vu dans ce quinquennat un apprenti mécanicien qui démontait le moteur d’un service public en début de mandat, mais ne savait pas le remettre en état”, image Cédric Van Styvendael, maire PS de Villeurbanne et porte-parole d’Anne Hidalgo. À deux mois du premier tour de l’élection présidentielle, seul l’amortisseur social et économique du “quoi qu’il en coûte” crée un consensus au sein de la classe politique.

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