Georges Képénékian conseil municipal juillet 2017
© Tim Douet

Lyon : Képénékian “déterminé face à la gangrène” de l'extrême droite

Le maire de Lyon a pris une position ferme ce lundi lors du conseil municipal contre l'installation de l'extrême droite à Lyon qu’il a qualifié de “gangrène”. Une nouveauté qui tranche avec le silence sur la question de son prédécesseur, Gérard Collomb.

Questionné sur l'installation dans le vieux Lyon de l'extrême droite et sur l'image de “capitale de l'extrême droite” qui colle de plus en plus à la peau de la ville de Lyon, Georges Képénékian n'a pas utilisé de faux-fuyant. “Sachez que ma détermination est totale (contre l'extrême droite, NdlR), a-t-il répondu. J'aurai l'occasion de vous informer sur cette gangrène qui s'installe à bas bruit à Lyon, enfin de moins en moins à bas bruit depuis l’arrivée de la soi-disant université de Sciences politiques”.

Il s'agit de la première réponse ferme du maire de Lyon qui tranche avec celles de son prédécesseur Gérard Collomb. Souvent questionné, l’ancien maire de Lyon n'avait jamais vraiment pris position. Le 31 mai 2017, alors qu'il venait d'être nommé ministre de l'Intérieur et était toujours maire de Lyon, il avait préféré renvoyer dos à dos extrême droite et extrême gauche. “On ne peut pas d'un côté condamner les occupations sauvages et les squats et d'un autre les encourager”, avait-il lancé à Nathalie Perrin-Gilbert qui dénonçait l’occupation d’un immeuble au 18 rue du Port du temple (Lyon 2e) par le Bastion social.

Quels moyens ?

Le nouveau maire semble lui plus disposé à agir. Déjà, lors d'un de ses premiers conseils municipaux en septembre 2017, Georges Képénékian s'était dit “soucieux de ces faits qui ont tendance à s'ancrer dans le Vieux-Lyon”, après les dégradations à coups de masse de la vitrine de Philippe Carry, “l’horloger de Saint-Paul” qui avait dénoncé dans une enquête parue sur Rue89Lyon l'installation de l'extrême droite dans le vieux Lyon.

En septembre 2017 comme ce lundi, le maire de Lyon n'a cependant pas donné de piste de réflexion sur les moyens municipaux pour empêcher l'enracinement des groupes d'extrême droite dans la ville. “Cela ne se fait pas comme ça en séance”, a-t-il seulement justifié.

Retrouvez notre enquête sur l’ISSEP, l’école de Marion Maréchal Le Pen dans le prochain mensuel de Lyon Capitale (N°778) qui paraîtra ce vendredi 1er juin.

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