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Lyon est bien la 2e métropole de France !

L'aire urbaine lyonnaise atteint 2.100.000 habitants, progressant de 28,5 % entre 1999 et 2008. Selon une étude de l'Insee, elle a avalé Bourgoin, Villefranche et Ambérieu et est désormais contiguë à la 2e aire régionale, celle de Grenoble. L'élargissement des "couronnes" autour de nos métropoles pose de sérieux problèmes de transport.

97 % des Rhônalpins sont sous l'influence d'un pôle métropolitain. Et nos grosses métropoles s'agrandissent, absorbant les villes autour. C'est l'enseignement à tirer de l'étude "Les aires urbaines de Rhône-Alpes s'étendent et se densifient", établie par l'Insee.

Lyon s'étend à la Plaine de l'Ain et au Nord Isère

La région compte 22 grandes aires urbaines, 9 moyennes et 33 petites (1). C'est évidemment Lyon qui se hisse en tête, avec 2.100.000 habitants, 2e de France derrière Paris (12.000.000 habitants). Les chiffres sont têtus et aucune métropole ne peut nous disputer ce rang, que ce soit celle de Marseille (1.715.096 habitants), de Toulouse (1.202 889 habitants) ou de Lille (1.150.530 habitants sur sa partie française). Il est vrai cependant que la ville de Marseille compte plus d'habitants que celle de Lyon (859.543 habitants contre 483.181). Notre aire urbaine bénéficie d'une dynamique forte, qui la place au niveau de Bordeaux, Nantes ou Rennes. Lille, Douai-Lens et Metz stagnent, tandis que Le Havre et Montbéliard reculent. En Rhône-Alpes, Grenoble (660.000 habitants, 10e rang français) et St-Etienne (510.000 habitants, 17e place française) sont plus importantes que certaines capitales de région. Annecy et Chambéry dépassent aussi le seuil des 200.000 habitants.

La forte progression de certaines aires urbaines est due à leur extension. Depuis 1999, elles ont absorbé certaines aires voisines : St-Chamond a rejoint St-Etienne, Villefranche, Bourgoin, L'Isle-d'Abeau et Ambérieu-en-Bugey ont été avalées par Lyon, Roussillon par Vienne - l'aire urbaine qui a gagné le plus de population entre 1999 et 2008 (+ 106,1 %) -, Voiron par Grenoble, Aix-les-Bains par Annecy. "L'aire urbaine lyonnaise est dorénavant limitrophe de l'aire de Grenoble et 32 % des communes de l'Ain ainsi que 25 % de celles de l'Isère en font partie", constate l'étude de l'Insee. Ainsi s'explique en grande partie son gain de 500.000 habitants, entre 1999 et 2008 (+ 28,5 %). Si St-Etienne a gagné 57,5 % de population, ce n'est pas tant en raison de son dynamisme endogène que du ralliement de St-Chamond, et de St-Just-St-Rambert.

L'étude souligne que les couronnes voient leurs résidents progresser de 94 %. Evidemment un enjeu se dessine, tant pour les élus que pour les urbanistes afin d'offrir à ces rurbains, dans ce territoire mal défini, une qualité de vie satisfaisante. "Dans cet espace où les déplacements domicile-travail, dominés par la voiture individuelle, sont de plus en plus longs et nombreux, la politique de transport en commun devient un enjeu majeur", estime l'Insee.

Roanne et Oyonnax stagnent

Pour autant, la densification s'opère aussi dans certaines aires urbaines, comme à Vienne, Chambéry, et à un degré moindre, Genève, Thonon, Annecy, Sallanches et Cluses qui, contraintes géographiquement, ne peuvent vraiment s'étendre. Valence, Bourg-en-Bresse, Montélimar, Annonay et Albertville conjuguent densification et extension. Roanne et Oyonnax sont les deux aires urbaines qui progressent le moins (respectivement +0,7 % et - 0,4 %).

Le top 10 régional :

Aire urbaine population en 2008 dont pôle dont couronne évolution 1999-2008
LYON 2 118 132 1 521 030 597 102 + 28,5 %
GRENOBLE 664 832 495 429 169 403 + 29,2 %
SAINT ETIENNE 506 655 371 513 135 142 + 57,5 %
GENEVE (partie française) 262 822 148 633 114 189 + 23,8 %
ANNECY 209 859 152 828 57 031 + 10,6 %
CHAMBERY 209 535 175 246 34 289 + 59,6 %
VALENCE 172 929 126 839 46 090 + 3,5 %
BOURG EN BRESSE 117 753 58 176 59 577 + 16,6 %
VIENNE 110 965 92 620 18 345 + 106,1 %
ROANNE 105 612 79 458 26 154 + 0,7 %

(1) L'insee définit d'abord des pôles urbains contenant plus de 1500 emplois, qualifiés de petits, moyens ou grands selon qu'ils atteignent ou pas les 5000 et 10.000 emplois. Autour des grands pôles urbains, s'agrègent des couronnes lorsqu'au moins 40 % des actifs travaillent dans le pôle urbain. L'ensemble constitué du pôle urbain et de sa couronne forme une aire urbaine.

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6 commentaires
  1. romain blachier - 19 octobre 2011

    On est repassés devant Marseille ? Que voila une excellente nouvelle !

  2. diane - 19 octobre 2011

    Attention, l'aire urbaine n'est pas la taille de l'agglomération. En effet, au-delà du pôle urbain, il n'existe par définition aucune continuité du bâti; de plus, l'aire urbaine englobe la totalité de la population de communes dans lesquels au moins 40% des actifs viennent travailler dans le pôle urbain de Lyon, au final en tenant compte des non actifs (enfants, retraités, chômeurs, femmes ou hommes au foyer ...), une majorité de cette population comptabilisée dans l'aire urbaine de Lyon de se déplace que rarement dans le pôle urbain de Lyon. L'aire urbaine est surtout révélatrice de l'étendue d'un bassin d'emploi.En résumé, agglomération = pôle urbain aire urbaine = zone d'influence d'un pôle urbain sur un territoire plus étendu.

  3. valou - 20 octobre 2011

    euh on a toujours été devant marseille.... dans les cas y'a pas photo entre les deux... Lyon joue à un autre niveau.

  4. Collombitude - 20 octobre 2011

    Au café du commerce, on tire gloriole de n'importe quoi, il y a d'ailleurs longtemps que l'agglo lyonnaise est plus importante que celle de Marseille, et alors? doit-on en être fier? cela m'inquiète plutôt. Dans les transports on n'est pas les premiers, pour la pollution si!Grossir encore, pourquoi faire? de nouveaux chomeurs?

  5. lyonnais - 20 octobre 2011

    Il y a bien plusieurs domaines où Marseille est devant nous mais chuttttttt, cela énerverait nos pros maires de Lyon.

  6. lyonnais - 20 octobre 2011

    Pros maire Gégé sans S, Oups

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